Home NouvellesUn examen « urgent » ordonné dans le cas d’une jeune fille prise en charge par l’État qui aurait été agressée sexuellement à Saggart – The Irish Times

Un examen « urgent » ordonné dans le cas d’une jeune fille prise en charge par l’État qui aurait été agressée sexuellement à Saggart – The Irish Times

by Nicolas Lefèvre

Publié le 24 octobre 2023 16:32:00. Le gouvernement irlandais a ordonné une enquête d’urgence après des allégations de violences sexuelles graves sur une jeune fille placée sous la tutelle de Tusla, l’agence de protection de l’enfance, dans l’ouest du pays. L’affaire soulève des questions sur la sécurité des enfants pris en charge par l’État et sur l’efficacité des procédures d’immigration.

  • Une enquête est en cours concernant des allégations de violences sexuelles sur une jeune fille sous la garde de Tusla.
  • Le Comité national d’examen a été chargé de mener une enquête approfondie sur l’affaire.
  • Des interrogations sont soulevées quant au statut d’immigration de l’accusé et à la rapidité des procédures d’expulsion.

La ministre de l’Enfance, Norma Foley, a annoncé mardi qu’elle avait demandé au Comité national d’examen (CNR), chargé d’analyser les incidents graves liés à la protection de l’enfance, d’ouvrir une enquête « immédiate » sur cette affaire préoccupante. « Je pense que c’est notre instinct humain de vouloir vraiment s’occuper, garder et protéger un enfant », a déclaré la ministre, soulignant que l’enfant était au centre de ses préoccupations et de celles du pays. Elle a précisé qu’elle était limitée dans ses déclarations en raison de l’enquête en cours menée par la Garda, la police irlandaise.

La ministre Foley a discuté de l’affaire avec le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan, notamment concernant le statut d’immigration de l’individu accusé. Elle a indiqué que M. O’Callaghan avait adopté une position « très ferme » en matière d’expulsions, et qu’il y avait eu une augmentation du nombre d’expulsions et de vols charters organisés à cette fin.

Lors d’une session parlementaire, le Taoiseach (Premier ministre) Micheál Martin a confirmé les détails de l’examen de l’affaire et a reconnu que l’État n’avait pas rempli son devoir de protection envers cet enfant. Il a déclaré :

« C’est le devoir fondamental de l’État de protéger les enfants, et quelle que soit la complexité, l’acuité ou la gravité de tout cas particulier, ce devoir doit être rempli. Et à cette occasion, ce devoir n’a pas été rempli. »

Micheál Martin, Taoiseach

Mary Lou McDonald, dirigeante du Sinn Féin, a interpellé le gouvernement sur le fait que l’accusé était sous le coup d’un arrêté d’expulsion signé en mars. Elle a demandé des explications sur la raison pour laquelle cette personne était restée dans le pays. Le Taoiseach a annoncé qu’une révision plus large de la prise en charge des enfants par l’État était à l’étude.

La ministre Foley a également réagi aux appels à des manifestations prévues près du lieu où l’agression aurait eu lieu, demandant aux personnes souhaitant se mobiliser de « permettre au processus judiciaire de suivre son cours ». Elle a souligné que les informations fournies par Tusla indiquaient que l’enfant avait été placé dans un foyer agréé et supervisé.

Des inquiétudes ont été exprimées quant au fonctionnement du système d’immigration. Le député indépendant Michael Fitzmaurice a critiqué la lenteur des procédures, affirmant que des demandes pouvaient prendre « quatre, cinq et six ans » à être traitées. Le Taoiseach a reconnu que le système d’asile était soumis à d’importantes pressions, notamment en raison de la guerre en Ukraine et de l’afflux de réfugiés (environ 12 millions de déplacés). Il a toutefois souligné que le nombre d’arrêtés d’expulsion avait augmenté, passant de 2 400 l’année dernière à 3 500 cette année, et que le nombre de demandeurs d’asile était en baisse d’environ 38 %.

Le Sinn Féin a demandé une réunion urgente avec les ministres Foley et O’Callaghan pour discuter des questions de sécurité publique soulevées par cette affaire. Des élus du Sinn Féin ont souligné la peur généralisée dans la région de Saggart, où l’agression présumée s’est produite.

Enfin, le Taoiseach a annoncé que la législation serait modifiée pour donner au Comité national d’examen un statut juridique plus solide, après que le député indépendant Paul Gogarty ait exprimé des doutes quant à son indépendance opérationnelle vis-à-vis de Tusla et à son manque de pouvoirs législatifs.

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