Home SantéUn faux médecin et son fils arrêtés pour prescription sans permis et prescription de thérapies inventées à Burgos

Un faux médecin et son fils arrêtés pour prescription sans permis et prescription de thérapies inventées à Burgos

by Sophie Martin

Un faux médecin et son fils ont été interpellés par la Garde civile pour avoir exercé illégalement et escroqué plus de 285 000 euros à des patients vulnérables sur sept ans. L’enquête, baptisée « Adabur », révèle un système bien rodé basé sur des prescriptions frauduleuses et des thérapies inventées.

L’arnaque, centrée sur le mode de vie et le « principal soutien économique » des mis en cause, a touché au moins dix personnes identifiées à ce stade, mais le nombre de victimes pourrait être bien plus élevé. Les investigations, menées par la zone d’enquête du poste principal d’Alfoz de Burgos, ont révélé que la femme, sans diplôme de médecine, se présentait comme une spécialiste en neurologie, neurochirurgie et neurophysiologie clinique, en utilisant un numéro de membre de l’American Medical Association qu’elle était incapable de justifier.

Selon les enquêteurs, elle profitait de la vulnérabilité physique ou mentale de ses patients pour leur prodiguer des conseils médicaux et des thérapies manuelles. C’est elle qui établissait le premier contact avec les victimes, tandis que son ex-compagne et son fils collaboraient à la préparation et à la distribution des médicaments.

Une seconde phase de l’opération a permis d’identifier six nouvelles victimes issues des Asturies, de Burgos, du Guipuscoa et de Valence. L’analyse des téléphones portables saisis a mis en lumière une activité frauduleuse plus large, touchant également la vente de chiens et la médecine vétérinaire. Les enquêteurs ont découvert que les mis en cause se faisaient passer pour des professionnels agréés et falsifiaient des ordonnances.

Les trois individus ont été arrêtés et sont poursuivis pour escroquerie, intrusion professionnelle, atteinte à la santé publique, falsification de documents et usurpation d’état civil. L’enquête reste ouverte et de nouveaux cas ne sont pas exclus. À ce stade, les sommes détournées s’élèvent à 285 000 euros (environ 307 000 dollars américains) sur les sept dernières années.

« Elle profitait des moments de vulnérabilité mentale ou physique des patients pour les conseiller cliniquement sur les thérapies médicinales et manuelles », ont déclaré les enquêteurs.

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