L’astéroïde (152637) 1997 NC1 survolera la Terre ce samedi 27 juin 2026 à 11h14 GMT. Selon l’Agence spatiale européenne (ESA), ce corps rocheux de 750 à 1 650 mètres de diamètre passera à environ 2,56 millions de kilomètres de notre planète, excluant tout risque de collision.
Trajectoire et conditions d’observation du corps céleste
L’approche de (152637) 1997 NC1 : trajectoire et observation
Le corps céleste, détecté pour la première fois en 1997, se déplace à une vitesse de 8,9 kilomètres par seconde. Au moment de son approche maximale, il se situera à 2 559 461 kilomètres de la Terre, soit une distance équivalente à 6,66 fois la distance séparant notre planète de la Lune. Comme le rapporte TF1info, l’ESA considère que la « probabilité d’impact nulle ».
L’observation de l’astre sera théoriquement possible pour les passionnés équipés d’un petit télescope ou de jumelles performantes dans les zones où le ciel sera nocturne. La visibilité variera selon la position géographique : le Nord pourra l’observer durant la phase d’approche, l’astre sera visible presque partout lors du passage au plus près, et seul l’hémisphère Sud pourra le suivre lors de son éloignement.
Ce passage massif contraste avec d’autres événements plus récents. En mai dernier, le corps rocheux 2026 JH2 avait frôlé la Terre dans la nuit du 18 au 19 mai. Bien que beaucoup plus petit, avec un diamètre compris entre 14 et 30 mètres, il s’était approché à seulement 91 593 kilomètres de nous.
Enjeux de la surveillance des objets géocroiseurs
Un risque nul mais une surveillance accrue des NEO

Le cas de 1997 NC1 s’inscrit dans le suivi permanent des objets géocroiseurs, ou Near-Earth Objects (NEO). La Nasa s’est fixé pour objectif de repérer et de suivre 90 % des objets géocroiseurs dont la taille est égale ou supérieure à 140 mètres. Cependant, le défi reste immense : selon des données relayées par Numerama, moins de la moitié des 25 000 objets de cette taille estimés ont été découverts à ce jour.
L’estimation de la taille de 1997 NC1 repose sur son albédo, c’est-à-dire la quantité de lumière solaire renvoyée par l’objet. C’est une variable complexe qui peut modifier la perception de la masse réelle de l’astéroïde, l’ESA précisant qu’il pourrait être plus petit que les estimations hautes.
Pour mieux comprendre l’échelle des risques, voici un comparatif de passages récents et futurs :
| Astéroïde | Date de passage | Diamètre approx. | Distance minimale |
|---|---|---|---|
| 2026 JH2 | Mai 2026 | 14 – 30 m | 91 593 km |
| (152637) 1997 NC1 | Juin 2026 | 750 – 1 650 m | 2 559 461 km |
| Apophis | Avril 2029 | 330 – 350 m | 31 600 km |
Préparation scientifique pour le passage d’Apophis
L’objectif Apophis : vers une étude sans précédent en 2029
Si le passage de 1997 NC1 est un événement notable, la communauté scientifique attend avec impatience le 13 avril 2029. Ce jour-là, l’astéroïde Apophis passera à seulement 31 600 kilomètres de la Terre, une distance si courte qu’il sera visible à l’œil nu. Comme l’explique Ouest-France, cet événement constitue une opportunité scientifique unique.
Pour exploiter ce passage, l’ESA et l’agence japonaise Jaxa déploient la mission Ramsès (Rapid Apophis Mission for SpacE Safety). Prévu pour un lancement au printemps 2028, le vaisseau atteindra Apophis en février 2029. La sonde sera équipée d’un radar basse fréquence pour sonder la structure interne, d’un imageur thermique et d’un sismomètre pour analyser la réaction du corps face à la gravité terrestre.

L’enjeu dépasse la simple curiosité. L’étude de la porosité, de la densité et de la cohésion interne d’Apophis permettra d’affiner les modèles de défense planétaire. En effet, un objet de cette taille pourrait causer des ravages à l’échelle continentale en cas de collision, avec une destruction totale sur plusieurs centaines de kilomètres carrés.
La mission Ramsès s’appuie largement sur les acquis de la mission Hera, lancée en 2024 vers l’astéroïde Didymos. Cette stratégie d’optimisation a permis de réduire les coûts et d’accélérer le calendrier de développement pour répondre aux contraintes temporelles strictes imposées par l’orbite d’Apophis.
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