Publié le 2024-02-29 14:12:00. Un jeune homme de Cochrane, en Alberta, a été condamné à sept ans de prison pour avoir exploité des préadolescents en ligne, les forçant à produire et à partager du contenu à caractère sexuel.
- Bransyn Lyon, 21 ans, a plaidé coupable de quatre chefs d’accusation liés à l’exploitation infantile.
- Il a utilisé de faux profils en ligne pour gagner la confiance de ses victimes et les manipuler.
- Lyon a menacé de divulguer des informations personnelles aux parents et à l’école des victimes si elles refusaient de coopérer.
Bransyn Lyon purgera une peine de sept ans d’emprisonnement après que le juge ait tenu compte du temps déjà passé en détention, soit environ quatre ans et demi restants à effectuer. Il avait plaidé coupable en juin dernier de plusieurs accusations graves, notamment le fait d’avoir utilisé des appareils de télécommunication pour inciter des mineurs à produire de la pédopornographie, la possession de ce type de matériel, et l’extorsion de deux de ses victimes. Il était également reconnu coupable d’avoir violé une ordonnance du tribunal qui lui interdisait de communiquer en ligne avec des enfants.
Selon les documents judiciaires, Lyon employait des avatars Bitmoji, à la fois masculins et féminins, pour établir un lien de confiance avec ses victimes et les inciter à partager des images inappropriées. Il a ensuite utilisé cette confiance pour les manipuler et les contraindre à produire davantage de contenu.
Dans un cas particulièrement troublant, une fillette âgée de 9 à 11 ans a été menacée de voir ses images divulguées à sa famille et à son établissement scolaire si elle tentait de mettre fin à la communication. Lyon aurait également menacé un garçon, lui disant : « recommence ou je te détruirai » lorsqu’il a exprimé son désir de ne plus participer. Ces tactiques de manipulation et d’intimidation ont été jugées particulièrement graves par le tribunal.
Cette affaire souligne les dangers de la manipulation en ligne et la vulnérabilité des enfants face aux prédateurs sur internet. Les autorités rappellent l’importance d’une surveillance parentale attentive et d’une éducation à la sécurité en ligne pour protéger les jeunes.
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