Publié le 7 janvier 2024. Le nouveau film de Lise Akoka et Romane Guéret, Ma Frère, explore avec une sensibilité rare les liens qui se tissent au sein d’une colonie de vacances, capturant l’effervescence et les incertitudes de l’adolescence.
- Ma Frère, présenté en salles ce mercredi 7 janvier, est le successeur spirituel des Pires, le film primé à Cannes par le duo de réalisatrices.
- Le film met en scène une distribution d’acteurs jeunes et talentueux, dont Amel Bent dans le rôle d’une animatrice pétillante, ainsi que Shirel Nataf et Fanta Kebe, déjà connues pour leur rôle dans la mini-série Tu préfères.
- L’approche cinématographique se distingue par un réalisme spontané et une proximité constante avec les personnages, grâce à une mise en scène inventive utilisant deux caméras.
Lise Akoka et Romane Guéret, révélées au public en 2022 avec Les Pires, récompensé par le Prix Un Certain Regard au Festival de Cannes, renouent avec une esthétique du naturel et de l’observation attentive. Leur nouveau long métrage, Ma Frère, se déroule dans une colonie de vacances en Drôme et suit le quotidien d’une bande d’enfants et d’adolescents pendant l’été. Le film ne se contente pas de dépeindre une chronique estivale, mais sonde avec délicatesse les mutations de l’âge et les questionnements intimes qui accompagnent la croissance.
Le film se distingue par son casting, où les jeunes acteurs évoluent avec une authenticité déconcertante. Amel Bent, la chanteuse, apporte une touche de fraîcheur et de bienveillance dans le rôle d’une animatrice. Shirel Nataf et Fanta Kebe, que les téléspectateurs connaissent déjà pour leur participation à la mini-série Tu préfères créée par les réalisatrices pour Arte, reprennent leurs personnages et incarnent des animatrices confrontées aux responsabilités de l’âge adulte.
La mise en scène, particulièrement soignée, contribue à cette impression de proximité. L’utilisation de deux caméras – l’une se déplaçant sur rails, l’autre à l’épaule – permet de suivre les personnages de près, de capter leurs émotions et leurs interactions avec une grande fluidité. La caméra de Jean-François Hensgens ne se contente pas d’observer, elle semble partager l’expérience des enfants, les écouter et les comprendre.
Au-delà de la simple description d’une colonie de vacances, Ma Frère esquisse le portrait d’une communauté, avec ses liens forts et fragiles, ses joies et ses tensions. Le film rappelle l’œuvre de Richard Linklater, notamment son naturalisme patient et son attention au quotidien. On peut également penser à Nos jours heureux d’Eric Toledano et Olivier Nakache, sorti il y a vingt ans, dont Ma Frère prolonge l’esprit et l’émotion.
Ma Frère de Lise Akoka et Romane Gueret, en salles dès ce mercredi 7 janvier. Durée : 1 h 52.
