Un milliard d’euros : c’est l’économie réalisée par l’État par rapport aux prévisions pour 2026, selon le Haut Conseil des finances publiques. Ce montant, détaillé par Bercy le 4 novembre dans le projet de loi de finances de fin de gestion, traduit une « sous-exécution » des dépenses pilotables.
Une gestion sous contrainte
Le ministère de l’Action et des Comptes publics attribue ce résultat à un « pilotage très resserré ». Deux comités d’alerte des finances publiques ont rythmé l’exercice, imposant des décrets d’annulation, des décrets d’avance et des surgels sur les autorisations d’engagement.
Le désaccord sur les économies réelles
Christine Lavarde, rapporteure du budget au Sénat, conteste cette lecture. Selon son rapport, les annulations de crédits ont visé des sommes qui n’auraient jamais été consommées. À l’inverse, les « dégels » de crédits ont stimulé la dépense, contredisant l’austérité affichée par le gouvernement.
Le président de la commission des finances du Sénat a qualifié ces ajustements de « coupes flottantes ».
Les incertitudes sur le budget 2027
Bercy prévoit une réduction de 1 076 équivalents temps plein (ETP) pour 2027, alors que 8 000 emplois sont créés au sein de l’État.
Le débat se cristallise sur le projet de loi de finances pour 2027, un agrégat que Christine Lavarde balaie d’un revers de main : « ne correspond à aucune norme budgétaire connue ».
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