Publié le 24 septembre 2025. Une nouvelle thérapie, qui consiste à transplanter des cellules pancréatiques de donneurs décédés, sera proposée dès le mois prochain aux patients atteints de diabète de type 1 dans le nord-est de l’Ohio, offrant un espoir aux cas les plus graves et difficiles à contrôler.
- Ce traitement innovant s’adresse aux patients souffrant d’acidocétose diabétique, une complication potentiellement mortelle.
- Il vise à réguler les niveaux d’insuline en utilisant des cellules pancréatiques provenant de donneurs.
- Bien que prometteur, ce traitement n’est pas sans risques et est réservé aux situations les plus critiques.
Les hôpitaux universitaires de Cleveland (UH) vont devenir l’un des cinq centres aux États-Unis à proposer cette thérapie de pointe pour le diabète de type 1. Selon la Dre Betul Hatipoglu, directrice médicale du centre de soins du diabète et du métabolisme d’UH, cette avancée pourrait sauver des vies. « J’ai eu des patients qui ne se réveillaient jamais de leur sommeil », a-t-elle confié. « J’ai eu des patients qui ont eu des accidents de voiture à cause d’une hypoglycémie et qui ne se sont jamais complètement remis de leurs lésions cérébrales. »
Le traitement s’adresse spécifiquement aux patients atteints d’acidocétose diabétique, une urgence médicale grave qui survient lorsque le corps produit des quantités excessives de cétones, résultant d’un manque d’insuline. Ces patients sont incapables de détecter les fluctuations importantes de leur glycémie, ce qui peut entraîner des convulsions, une perte de conscience, un coma et, dans les cas les plus sévères, le décès.
La Dre Hatipoglu insiste sur le fait que cette thérapie n’est pas une solution pour tous les diabétiques de type 1. « Vous considérez cette maladie comme s’il s’agissait d’un cancer ou d’une insuffisance cardiaque congestive qui doit être traitée », explique-t-elle. « C’est presque un diabète en phase terminale. »
Les patients intéressés par ce traitement pourront soumettre leur candidature via le site web des hôpitaux UH dans les prochaines semaines. Un dépistage rigoureux sera effectué pour s’assurer qu’ils ne présentent pas de cancer et que leur fonction rénale est satisfaisante. Les effets secondaires potentiels, tels qu’une vulnérabilité accrue aux infections, un risque de cancer de la peau et des dommages rénaux, sont pris en compte et expliqués aux patients.
Cette thérapie a été approuvée par la Food and Drug Administration (FDA) en 2023 et sera généralement couverte par la plupart des régimes d’assurance maladie. Elle est actuellement disponible dans quatre autres centres spécialisés à travers les États-Unis.
