Home Technologie et scienceUn smartphone avec autant d’IA est-il nécessaire ? Selon les utilisateurs, cela ne semble pas être le cas – FayerWayer

Un smartphone avec autant d’IA est-il nécessaire ? Selon les utilisateurs, cela ne semble pas être le cas – FayerWayer

by Thomas Caron

Publié le 29 octobre 2025 16h00. Malgré des investissements massifs dans l’intelligence artificielle mobile, les constructeurs de smartphones peinent à convaincre les consommateurs, qui privilégient encore des critères plus traditionnels comme l’autonomie ou la qualité de l’appareil photo.

  • Plus de 70 % des acheteurs de smartphones ne considèrent pas l’IA comme un facteur déterminant dans leur choix.
  • Les fonctionnalités d’IA sont souvent proposées en option payante, limitant leur accessibilité.
  • Apple, avec une approche plus mesurée de l’IA, continue de dominer le marché.

Les géants de la technologie misent gros sur l’intelligence artificielle mobile pour séduire les utilisateurs. Samsung a lancé son IA Galaxy, Google a intégré Gemini à ses Pixel, et Apple a présenté Apple Intelligence, bien que cette dernière reste pour l’instant plus une promesse qu’une réalité. Ces marques proposent des fonctionnalités variées, allant de la synthèse automatique de textes à la retouche photo simplifiée en passant par la traduction instantanée.

Pourtant, une récente enquête menée par TéléphoneArena révèle un décalage frappant : plus de 70 % des personnes interrogées affirment que l’IA n’influence pas leur décision d’achat. Les consommateurs semblent pour l’instant peu sensibles aux arguments marketing basés sur l’intelligence artificielle.

Lorsqu’il s’agit de changer de téléphone, la majorité des acheteurs se concentre sur des aspects plus concrets : l’autonomie de la batterie, la qualité de l’appareil photo, la fluidité du système d’exploitation et la pérennité des mises à jour. L’IA est perçue comme un atout supplémentaire, mais pas comme un critère décisif.

Ce constat met en lumière un paradoxe : les constructeurs investissent des sommes considérables dans l’IA, mais l’impact réel sur l’expérience utilisateur quotidienne reste limité. De plus, l’accès aux fonctionnalités les plus avancées est souvent conditionné par un abonnement payant, ce qui soulève la question de l’équité. L’intelligence artificielle de qualité risque-t-elle de devenir un luxe réservé à ceux qui peuvent se le permettre ?

Pour que l’IA devienne un véritable argument de vente, plusieurs conditions doivent être remplies : elle doit être plus intuitive et universelle, quel que soit le système d’exploitation ; elle doit offrir des réponses pertinentes sans complexité excessive ; et elle ne doit pas nécessiter de frais supplémentaires pour les fonctionnalités de base.

Les assistants vocaux actuels, tels que Siri, Google Assistant ou Gemini, sont encore loin du compte. De nombreux utilisateurs ignorent même les capacités de l’IA intégrée à leur téléphone, et s’ils en ont connaissance, ils ne lui font pas toujours confiance pour obtenir des résultats fiables ou supérieurs à une simple recherche sur Google.

Ironiquement, Apple, qui a adopté une approche plus prudente en matière d’IA, continue de prospérer et a atteint une valorisation de 4 000 milliards de dollars sans dépendre massivement de cette technologie. Son dernier iPhone 17 a reçu des critiques positives, mais pas en raison de ses fonctions d’intelligence artificielle.

Tout cela suggère que, pour l’instant, l’IA n’est qu’une cerise sur le gâteau technologique, et non l’ingrédient principal.

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