Home Des sportsUn solide noyau de joueuses vétérans de retour pour concourir pour l’or au sein de l’équipe olympique féminine de hockey

Un solide noyau de joueuses vétérans de retour pour concourir pour l’or au sein de l’équipe olympique féminine de hockey

by Camille Renault

Publié le 9 janvier 2026. L’équipe canadienne de hockey féminin, forte de ses championnes olympiques en titre, s’apprête à défendre son titre aux Jeux d’hiver de Milan, avec une formation qui allie expérience et nouvelle garde, notamment grâce à l’émergence de joueuses de la PWHL.

  • Seize joueuses ayant remporté l’or à Pékin figurent dans la liste des sélectionnées pour les Jeux de Milan.
  • Marie-Philip Poulin, capitaine emblématique, vise une cinquième médaille olympique, un exploit rare dans l’histoire du hockey.
  • L’influence grandissante de la PWHL (Professional Women’s Hockey League) se fait sentir dans la composition de l’équipe, avec plusieurs joueuses performantes dans cette ligue qui ont décroché leur billet pour les Jeux.

L’équipe canadienne de hockey féminin a dévoilé vendredi sa liste des 23 joueuses qui participeront aux Jeux olympiques de Milan, en Italie. Une formation qui mise sur un noyau solide de joueuses expérimentées, dont seize avaient déjà goûté à la gloire olympique à Pékin en 2022.

À la tête de cette équipe, on retrouve bien sûr Marie-Philip Poulin, la capitaine charismatique et prolifique buteuse. Avec l’objectif de remporter une cinquième médaille olympique à ses cinquièmes Jeux, Poulin rejoindrait un cercle très restreint de hockeyeuses ayant accompli cet exploit, aux côtés des Canadiennes Hayley Wickenheiser et Jayna Hefford.

« C’est toujours un honneur incroyable de porter la feuille d’érable, et être sélectionnée pour mes cinquièmes Jeux olympiques est quelque chose dont je n’aurais jamais pu rêver en tant que petite fille »,

Marie-Philip Poulin, capitaine de l’équipe canadienne

Outre Poulin, plusieurs autres attaquantes de l’équipe victorieuse de 2022 sont de retour, dont Sarah Fillier, Laura Stacey, Emma Maltais, Sarah Nurse, Blayre Turnbull, Emily Clark, Natalie Spooner et Brianne Jenner. Jenner et Spooner tenteront de décrocher une deuxième médaille d’or consécutive, après leurs succès aux Jeux de 2022 et 2014.

L’équipe comptera également sur l’apport de sept nouvelles venues, parmi lesquelles les attaquantes Daryl Watts, Kristin O’Neill, Julia Gosling et Jennifer Gardiner. Watts s’est particulièrement illustrée depuis le lancement de la PWHL en 2024, se positionnant comme la meilleure pointeuse de la ligue, devançant même Poulin. O’Neill, quant à elle, est reconnue pour son expertise en matière de mises en jeu et sa capacité à perturber les adversaires.

La défense canadienne s’appuie sur un noyau de joueuses expérimentées, dont Renata Fast, Erin Ambrose, Jocelyne Larocque, Ella Shelton et Claire Thompson. Sophie Jaques et Kati Tabin feront leurs premiers Jeux olympiques, apportant une nouvelle dynamique à l’arrière-garde.

Devant le filet, Ann-Renée Desbiens est attendue comme la gardienne titulaire, forte d’un palmarès impressionnant aux Jeux olympiques où elle n’a jamais connu la défaite. Elle sera épaulée par Emerance Maschmeyer, médaillée d’or en 2022, et la nouvelle venue Kayle Osborne.

La directrice générale de l’équipe canadienne, Gina Kingsbury, a souligné la difficulté du processus de sélection.

« Réduire la liste jusqu’au groupe final pour représenter le Canada est toujours un processus difficile. Nous avons commencé l’année avec 30 athlètes qui se sont entraînées avec nous tout au long de la saison, tout en évaluant un vaste bassin de joueurs talentueux, en veillant à ce que chaque décision soit soigneusement étudiée. Nous sommes convaincues d’avoir sélectionné un groupe très motivé et enthousiaste qui est très fier et passionné de porter la feuille d’érable. »

Gina Kingsbury, directrice générale de l’équipe canadienne

Cette équipe canadienne se distingue par son ancrage dans la PWHL, une ligue qui a permis aux joueuses de maintenir un niveau de compétition élevé tout au long de la saison. Contrairement aux années précédentes, où la centralisation était la norme, l’équipe a été construite au fil de trois camps d’entraînement à Calgary, Toronto et Montréal.

Les performances lors de la série de matchs amicaux contre les États-Unis et en PWHL ont également joué un rôle déterminant dans la sélection des joueuses. Le Canada débutera son tournoi olympique le 5 février face à la Finlande, dans le groupe A qui comprend également les États-Unis, la République tchèque et la Suisse. La finale est prévue le 19 février. Le Canada a déjà remporté cinq médailles d’or olympiques en hockey féminin depuis l’introduction de ce sport aux Jeux en 1998.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.