Publié le 12 janvier 2024 14:35:00. Le copropriétaire du bar “Constellation” à Crans-Montana, théâtre d’un incendie meurtrier le jour de l’An ayant fait 40 victimes, a été maintenu en détention provisoire par un tribunal suisse. L’enquête se concentre sur les causes de l’incendie et le respect des normes de sécurité.
- Jacques Moretti, copropriétaire du bar, restera en détention pour une période de trois mois, renouvelable.
- L’enquête porte sur une possible négligence ayant conduit à l’incendie, notamment l’utilisation de cierges magiques et la conformité des installations.
- Le couple Moretti affirme sa coopération totale avec les autorités et exprime son profond regret suite à la tragédie.
Un tribunal suisse a ordonné le maintien en détention de Jacques Moretti, copropriétaire du bar “Constellation” à Crans-Montana, suite à l’incendie qui a coûté la vie à 40 personnes le 1er janvier dernier. La décision a été prise après une longue audition de M. Moretti et de son épouse, Jessica.
Selon le tribunal, M. Moretti sera détenu provisoirement pour une durée de trois mois, une période susceptible d’être réévaluée si des garanties suffisantes sont apportées pour prévenir tout risque de fuite, comme par exemple la constitution d’une caution.
L’épouse de Jacques Moretti, Jessica, s’est exprimée sur cette décision, estimant qu’elle permettrait à son mari de retrouver la liberté dès que les conditions requises seraient remplies.
« Cette autorité a pris en compte l’engagement inconditionnel de Jessica Moretti et de son mari à ne pas échapper aux procédures judiciaires auxquelles ils feront face ensemble. »
Communiqué du tribunal
Le couple Moretti a exprimé son chagrin face à l’ampleur de la catastrophe et a assuré les enquêteurs de sa pleine coopération. Ils font l’objet d’une enquête pénale pour homicide involontaire par négligence, coups et blessures par négligence, ainsi que pour incendie criminel par négligence.
Il est important de rappeler que, en Suisse, la présomption d’innocence est un principe fondamental et s’applique jusqu’à ce qu’un jugement définitif soit rendu.
Les premières investigations suggèrent que l’incendie aurait été déclenché par des cierges magiques qui ont enflammé de la mousse d’insonorisation installée au plafond du sous-sol du bar. Des questions subsistent quant à la présence et à l’accessibilité des extincteurs, ainsi qu’à la conformité des issues de secours aux réglementations en vigueur.

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