Publié le 18 novembre 2025 à 12h59. Une taxe sur les jus de fruits et légumes, initialement conçue pour décourager la consommation de boissons sucrées, suscite une vive controverse aux Pays-Bas, notamment auprès des petits producteurs qui estiment être injustement pénalisés.
- La taxe, appliquée de manière similaire aux sodas et aux boissons énergisantes, fait chuter les ventes de jus de fruits purs, selon les professionnels du secteur.
- Des experts en santé publique nuancent, soulignant que les jus de fruits purs, consommés avec modération, présentent un profil nutritionnel plus favorable que les boissons gazeuses.
- Un député du BBB dénonce une « incitation absurde » et plaide pour une distinction claire entre les jus de fruits frais et les sodas.
La taxation des jus de fruits et légumes purs, instaurée dans le cadre d’une politique de santé publique visant à réduire la consommation de sucre, est au cœur d’un débat croissant aux Pays-Bas. Albert Schulp a déjà réagi à une étude qui comparait les jus purs aux boissons gazeuses sucrées, et la chaîne de télévision RTL a également examiné la question de près.
Selon Albert Schulp, il est regrettable que les jus de fruits soient soumis aux mêmes taxes que les boissons gazeuses et les boissons énergisantes, alors qu’ils sont naturellement plus sains. Il constate une baisse des ventes depuis l’augmentation de la taxe.
Margreet Apeldoorn, de G’nger & Van Kempen Fruitsappen, souligne que les petits producteurs supportent l’intégralité des coûts liés à cette taxe, en particulier pour les produits à faible teneur en sucre, comme les jus de gingembre. Le chercheur Floor Scheffers a quant à elle rappelé que les jus de fruits purs sont plus sains que les boissons gazeuses et qu’une consommation modérée n’entraîne pas de risques accrus pour la santé.
« Si l’on prend la santé publique comme point de départ, les jus de fruits ne devraient pas être taxés. »
Floor Scheffers, chercheur
L’interniste Martijn Brouwers reconnaît que la taxe doit encourager des choix plus sains, mais précise que la législation actuelle cible principalement les boissons sucrées comme les sodas.
Sur le plan politique, le député Henk Vermeer (BBB) qualifie la taxe d’« incitation absurde » et estime que les producteurs de produits purs ne devraient pas payer pour les pratiques de l’industrie des boissons gazeuses.
« Une bouteille de jus de pomme fraîche n’est pas une bouteille de cola. »
Henk Vermeer, député (BBB)
Pour en savoir plus : RTL Nieuws
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Date de publication : le 18 novembre 2025
