Publié le 27 novembre 2025 10:30. Le géant chinois de l’équipement sportif Anta Sports Products étudierait une offre de rachat pour Puma, suscitant un intérêt marqué sur les marchés financiers et relançant les spéculations sur une consolidation du secteur.
- Anta Sports, troisième fabricant mondial d’articles de sport derrière Nike et Adidas, a mandaté un conseiller pour évaluer une offre sur la marque allemande.
- L’action Puma a bondi de 12 % dans les échanges précédant l’ouverture officielle des marchés, avant de se stabiliser.
- D’autres acteurs, dont le groupe chinois Li-Ning et le fabricant japonais ASICS, pourraient également se positionner.
Anta Sports Products, cotée à Hong Kong, explore activement la possibilité d’acquérir Puma, selon des informations rapportées par l’agence Bloomberg et relayées par Reuters. L’entreprise chinoise aurait fait appel à un consultant pour évaluer une offre potentielle et pourrait s’associer à une société de capital-investissement si elle décidait de poursuivre ses démarches.
La réaction des marchés n’a pas tardé. L’action Puma a enregistré une forte hausse de 12 % lors des échanges hors cote, témoignant de l’attrait de l’opération pour les investisseurs. Contactée par Reuters, Puma n’a pas souhaité faire de commentaire.
Outre Anta Sports, d’autres entreprises pourraient également être intéressées par un rachat. Le groupe chinois Li-Ning aurait déjà discuté des options de financement avec plusieurs banques dans le cadre d’une étude préliminaire. ASICS, le fabricant japonais d’articles de sport, serait également sur les rangs, selon les mêmes sources.
Anta Sports et ASICS n’ont pas immédiatement répondu aux sollicitations de Reuters. Li-Ning a cependant publié un communiqué par courriel, affirmant qu’elle “n’a engagé aucune négociation ou évaluation substantielle concernant la transaction mentionnée dans l’article” et qu’elle restait concentrée sur le développement de sa propre marque.
Puma valorisée à environ 2,5 milliards d’euros
Artemis, la société holding contrôlée par la famille Pinault et principal actionnaire de Puma avec une participation de 29 %, a indiqué qu’elle étudiait toutes les options concernant sa part dans la société. Toutefois, une source proche du groupe a précisé à Reuters en septembre qu’une vente à la valeur de marché n’était plus envisagée.
La capitalisation boursière actuelle de Puma s’élève à 2,52 milliards d’euros (environ 2,7 milliards de dollars américains). La famille Pinault avait pris une participation dans Puma en 2018, dans le cadre de la stratégie de Kering, le groupe de luxe auquel Artemis est lié, de se concentrer exclusivement sur le segment du luxe, avec des marques telles que Gucci et Saint Laurent.
Arthur Hoeld, le nouveau directeur général de Puma, avait annoncé en octobre un plan de redressement ambitieux, comprenant une réduction des remises, une amélioration du marketing, une simplification de la gamme de produits et la suppression de 900 emplois, face à une baisse de la demande et à l’impact des droits de douane américains sur les importations.
Depuis le début de l’année, le cours de l’action Puma a chuté de moitié, perdant du terrain par rapport à ses concurrents dans un marché des articles de sport de plus en plus compétitif.
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