Home SantéUne étude suggère que l’optimisme ralentit le vieillissement cérébral

Une étude suggère que l’optimisme ralentit le vieillissement cérébral

by Sophie Martin

Publié le 12 septembre 2023. L’âge de votre cerveau ne correspond pas forcément à votre âge chronologique. Une nouvelle étude de l’Université de Floride révèle que l’optimisme, un sommeil de qualité et un soutien social influent directement sur la santé cérébrale et la vitesse de son vieillissement.

  • Les personnes ayant une attitude positive et des habitudes saines présentent un « âge cérébral » inférieur à leur âge réel.
  • Des facteurs de stress comme la douleur chronique, un faible revenu ou un niveau d’éducation limité peuvent accélérer le vieillissement du cerveau.
  • Adopter un mode de vie sain peut avoir un impact neurobiologique positif, ralentissant le processus de vieillissement cérébral.

Votre carte d’identité indique peut-être 65 ans, mais votre cerveau pourrait fonctionner comme s’il en avait 55 ou 75, selon votre mode de vie. C’est la conclusion principale d’une recherche menée par l’Université de Floride, qui met en lumière l’influence directe de facteurs tels que l’optimisme, un repos suffisant et le soutien social sur la santé du cerveau et la vitesse à laquelle il vieillit.

Les chercheurs ont constaté que les individus qui cultivent une attitude positive et adoptent des habitudes saines affichent un « âge cérébral » plus jeune que leur âge réel. Cette différence, appelée « écart d’âge du cerveau », est un indicateur complet de la santé neurologique. L’étude suggère que la manière dont les gens gèrent le stress, dorment ou entretiennent leurs relations sociales peut déterminer la vitesse à laquelle leur cerveau vieillit, même chez ceux qui souffrent de douleurs chroniques.

« Il s’agit de choses sur lesquelles les gens ont un certain degré de contrôle. On peut apprendre à percevoir le stress différemment. Un mauvais sommeil est très traitable. L’optimisme peut être cultivé. »

Dr Jared Tanner, professeur de recherche agrégé en psychologie clinique et de la santé à l’Université de Floride

L’équipe de recherche a suivi 128 adultes d’âge moyen et plus âgés pendant deux ans, dont la majorité souffrait de douleurs musculo-squelettiques chroniques liées à l’arthrose du genou ou risquait de la développer. Grâce à des IRM cérébrales analysées à l’aide d’un système d’apprentissage automatique, les scientifiques ont calculé l’âge cérébral de chaque participant et l’ont comparé à son âge chronologique. Les résultats ont révélé que des facteurs de stress tels que la douleur chronique, un faible revenu ou un niveau d’éducation inférieur étaient associés à un vieillissement cérébral accéléré.

Cependant, au fil du temps, ces liens se sont affaiblis, tandis que les facteurs de protection ont pris de l’importance : un sommeil de qualité, un poids adéquat, la gestion du stress, l’absence de tabagisme et des relations sociales solides. Les participants ayant accumulé le plus grand nombre de facteurs de protection avaient un cerveau jusqu’à huit ans plus jeune que leur âge chronologique au début de l’étude. De plus, leur taux de vieillissement cérébral est resté plus lent au cours des deux années suivantes, ce qui suggère un effet cumulatif et durable des habitudes saines.

« Littéralement, pour chaque facteur supplémentaire favorisant la santé, il existe des preuves d’un bénéfice neurobiologique. »

Kimberly Sibille, professeur agrégé de médecine physique et de réadaptation à l’Université de Floride et auteur principal du rapport

« Le message est cohérent dans toutes nos études : les comportements favorables à la santé ne sont pas seulement associés à moins de douleur et à un meilleur fonctionnement physique, mais semblent réellement améliorer la santé de manière additive à un niveau significatif », a déclaré Kimberly Sibille. Les résultats de cette étude, publiée le 11 septembre dans la revue Communications cérébrales, offrent une vision plus globale du cerveau en mesurant l’impact combiné du stress, de la douleur et des expériences de vie dans plusieurs régions du cerveau, plutôt qu’en analysant des zones isolées.

Bien que les travaux se soient concentrés sur les personnes vivant avec des douleurs chroniques, les auteurs estiment que les résultats peuvent être généralisés à l’ensemble de la population. « Littéralement, pour chaque facteur supplémentaire favorable à la santé, il existe des preuves d’un bénéfice neurobiologique », a conclu Sibille. « Nos résultats confirment de plus en plus l’idée que le mode de vie est un médicament. »

*Le contenu de ConSalud est préparé par des journalistes spécialisés dans le domaine de la santé et approuvé par un comité d’experts de haut niveau. Nous recommandons toutefois au lecteur de consulter un professionnel de la santé pour toute question relative à sa santé.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.