Publié le 17 janvier 2024 10h33. Une étude majeure publiée dans The Lancet rassure les femmes enceintes : la prise de paracétamol ne serait pas associée à un risque accru de troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant, contrairement à des affirmations récentes de l’administration Trump.
- Une étude approfondie confirme que le paracétamol reste l’option la plus sûre pour soulager la douleur et la fièvre pendant la grossesse.
- Les allégations liant le paracétamol à l’autisme ou au trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ne sont pas étayées par des preuves scientifiques.
- Des experts dénoncent une instrumentalisation politique de la question, soulignant les dangers de désinformer les patientes.
Les inquiétudes concernant le paracétamol, commercialisé sous le nom de Tylenol aux États-Unis, ont été ravivées en septembre dernier lorsque l’administration Trump a émis des recommandations déconseillant son utilisation pendant la grossesse, évoquant un lien possible avec l’autisme. Ces déclarations, dépourvues de nouvelles données probantes, ont semé la confusion parmi les femmes enceintes, alors que ce médicament est traditionnellement considéré comme sûr.
L’étude publiée dans The Lancet, basée sur l’analyse de données accumulées sur plusieurs décennies, apporte un éclairage nouveau. Les chercheurs n’ont trouvé aucune preuve d’une corrélation entre la prise de paracétamol pendant la grossesse et un risque accru de troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant. Cette conclusion réaffirme le statut du paracétamol comme traitement de première intention pour la douleur et la fièvre chez les femmes enceintes.
Le Dr Brendan O’Shea, professeur de soins primaires au Trinity College, a vivement critiqué les déclarations de l’administration Trump, les qualifiant de dangereuses et d’infondées.
« Rien de tout cela ne tient debout. Cela n’a pas tenu le 22 septembre ; cela ne tient plus maintenant. Nous sommes sur la mauvaise voie. Ce n’est pas une histoire de santé, c’est une histoire politique. »
Dr Brendan O’Shea, professeur de soins primaires au Trinity College
L’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) recommande d’ailleurs le paracétamol comme analgésique et antipyrétique de choix pendant la grossesse. Il est crucial de traiter la fièvre pendant la grossesse, car elle peut être associée à des problèmes de développement chez le bébé, voire à des fausses couches. D’autres analgésiques courants, comme l’ibuprofène, peuvent réduire le flux sanguin vers le fœtus et entraîner des complications.
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