Home SantéUne femme qui affirme que le frottis lui a sauvé la vie exhorte les autres à ne pas retarder le dépistage

Une femme qui affirme que le frottis lui a sauvé la vie exhorte les autres à ne pas retarder le dépistage

by Sophie Martin

Publié le 19 janvier 2026 à 00h16. Une femme écossaise de 50 ans partage son expérience avec le cancer du col de l’utérus pour souligner l’importance du dépistage régulier, qui lui a permis d’être diagnostiquée à un stade précoce et de se rétablir.

  • Gayle Maxwell a découvert qu’elle était atteinte d’un cancer du col de l’utérus en février 2015, après avoir repoussé son frottis habituel.
  • Le dépistage a permis de détecter une tumeur agressive à un stade où le traitement était encore possible.
  • Mme Maxwell encourage vivement les femmes à ne pas négliger leurs examens de dépistage, même si l’idée peut être intimidante.

C’est en février 2015, à l’âge de 39 ans, que Gayle Maxwell a appris la terrible nouvelle : elle était atteinte d’un cancer. Quelques semaines plus tôt, début janvier, elle avait finalement passé un frottis, après l’avoir reporté pour profiter pleinement des vacances de Noël. Ce simple examen, qu’elle avait failli remettre à plus tard, allait s’avérer salvateur.

Les médecins ont rapidement identifié une tumeur en développement rapide et agressif. Une intervention chirurgicale a été réalisée en avril, suivie d’une chimiothérapie et d’une curiethérapie (radiothérapie interne). Après plusieurs mois de traitement, Mme Maxwell a reçu une bonne nouvelle en octobre 2015 : son cancer était en rémission. Elle a ensuite été suivie de près pendant cinq ans, avec des examens réguliers tous les six mois.

« Si je n’avais pas fait ce frottis à ce moment-là, ou si j’avais attendu, la situation aurait été très différente. La tumeur grandissait vite, et l’opération a pu l’enlever ainsi que les zones touchées. Si j’avais été diagnostiquée plus tard, il aurait peut-être été trop tard. »

Gayle Maxwell

Mme Maxwell attribue son rétablissement à ce dépistage précoce et souhaite sensibiliser le public à l’importance de la prévention du cancer du col de l’utérus, à l’occasion de la semaine de sensibilisation qui débute lundi. Elle souligne que, même si le test peut être source d’appréhension, les conséquences d’un diagnostic tardif peuvent être bien plus graves.

« Un frottis a détecté mon cancer à un stade précoce et m’a sauvé la vie », témoigne-t-elle. « Aujourd’hui, je vais bien et je profite pleinement du temps passé avec ma famille. »

Mme Maxwell, désormais âgée de 50 ans, travaille pour le NHS Highland en tant que secrétaire de soutien clinique. Elle est mère de trois enfants et grand-mère de quatre petits-enfants, avec un cinquième en route. Elle soutient activement la campagne « Be The Early Bird » du gouvernement écossais, qui vise à encourager le dépistage précoce des cancers, lorsque les options de traitement sont les plus nombreuses.

Résidant à Lochgilphead, dans le comté d’Argyll et Bute, elle insiste : « Mon conseil serait le suivant : aussi intimidant qu’un frottis puisse paraître, les conséquences d’un non-dépistage pourraient être bien plus lourdes. Le test ne prend que quelques minutes. Les répercussions d’un traitement contre le cancer sont bien plus importantes que celles d’un simple frottis. »

Elle ajoute : « Je comprends la peur qui peut empêcher les gens de se faire dépister, mais cette peur ne fera qu’aggraver la situation. Si vous vous y prenez à temps, vous aurez plus de chances d’être traité efficacement et de retrouver une vie normale. »

En Écosse, le dépistage du cancer du col de l’utérus est proposé aux femmes et aux personnes ayant un col de l’utérus âgées de 25 à 64 ans. Les experts de santé rappellent qu’il est essentiel de répondre aux invitations au dépistage, même après avoir été vaccinées contre le VPH, car un examen régulier est recommandé tous les cinq ans. Pour plus d’informations, consultez le site web Get Checked Early.

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