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Une mère irlandaise raconte son bouleversement et sa colère après que son fils lui a refusé la citoyenneté – The Irish Times

Publié le 3 décembre 2025 à 06h01. Un couple de femmes, dont l'une est Irlandaise, se heurte à un refus de passeport irlandais pour leur fils né par PMA, ravivant le débat sur la reconnaissance des familles homoparentales…

Une mère irlandaise raconte son bouleversement et sa colère après que son fils lui a refusé la citoyenneté – The Irish Times

Publié le 3 décembre 2025 à 06h01. Un couple de femmes, dont l’une est Irlandaise, se heurte à un refus de passeport irlandais pour leur fils né par PMA, ravivant le débat sur la reconnaissance des familles homoparentales par la loi sur la nationalité.

  • Robyn Ormond-Collins et Evie Collins, un couple vivant au Pays de Galles, ont vu leur demande de passeport irlandais pour leur fils de quatre mois rejetée.
  • Le ministère irlandais des Affaires étrangères estime qu’il n’existe aucune base légale pour accorder la citoyenneté par filiation via la mère génétique, Robyn Ormond-Collins.
  • L’affaire intervient alors que la Cour suprême irlandaise doit se prononcer sur un appel concernant la reconnaissance des enfants nés à l’étranger de couples de même sexe.

Robyn Ormond-Collins, originaire de Butlerstown, dans le comté de Waterford, et son épouse Evie Collins, toutes deux infirmières au sein du National Health Service (NHS) au Pays de Galles, ont sollicité un passeport irlandais pour leur fils né en août dernier. Le couple, qui a eu recours à la fécondation in vitro (FIV) pour concevoir leur enfant, a fondé sa demande sur la nationalité irlandaise de Robyn Ormond-Collins.

Leur fils est né d’une gestation pour autrui partagée : l’embryon a été créé à partir des ovules de Robyn Ormond-Collins, et Evie Collins a porté l’enfant. Après trois ans de traitement de FIV, la naissance de leur fils a été un moment de joie intense, selon leurs dires. Ils souhaitaient lui permettre de bénéficier de la citoyenneté irlandaise, Robyn Ormond-Collins se disant « fière d’être Irlandaise ».

Cependant, le ministère irlandais des Affaires étrangères a rejeté leur demande le vendredi dernier, près de quatre mois après le dépôt du dossier. Dans un courriel, le ministère a indiqué qu’il n’y avait « aucune base apparente » pour conclure que leur fils avait droit à la citoyenneté par filiation via sa mère génétique. La loi irlandaise sur la nationalité de 1956, a précisé le ministère, accorde la citoyenneté par filiation aux enfants nés à l’étranger uniquement par le biais de la « mère biologique », du père génétique ou des parents adoptifs.

Le ministère a proposé de laisser la demande en suspens en attendant le jugement de la Cour suprême dans une affaire similaire, tout en avertissant qu’une décision favorable ne garantirait pas nécessairement un changement dans l’application de la loi. Cette affaire concerne un enfant né en Espagne dont la mère génétique est Irlandaise, mais pas la mère porteuse.

Robyn Ormond-Collins a exprimé sa colère et son sentiment de discrimination face à cette décision.

« J’étais furieuse en recevant cet e-mail. J’avais l’impression qu’ils me disaient que je n’étais pas sa mère simplement parce que je ne l’avais pas porté. »

Robyn Ormond-Collins, mère

Elle s’inquiète également des conséquences pour son fils.

« Il a seulement quatre mois. Est-ce qu’il va devoir faire face à ça toute sa vie, à avoir deux mamans et à ce que l’on remette en question sa nationalité ? »

Robyn Ormond-Collins, mère

Evie Collins partage le même sentiment d’incompréhension.

« C’est génétiquement l’enfant de Robyn. Comment sa citoyenneté peut-elle être remise en question ? Sa mère est Irlandaise. »

Evie Collins, mère

Elle se dit également « choquée » et exprime sa frustration face à une situation qu’elle perçoit comme discriminatoire.

« Nous étions toutes les deux bouleversées. Je pense que c’est la première fois que je me sens vraiment victime de discrimination et l’idée qu’il va subir cela tout au long de sa vie est tout simplement navrante. »

Evie Collins, mère

Le couple, qui s’est rencontré il y a près de 15 ans à l’université de Cardiff, a décidé de laisser la demande de passeport de leur fils ouverte en attendant le jugement de la Cour suprême. Leur fils possède déjà un passeport britannique.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a reconnu qu’il s’agissait d’un « domaine juridique complexe » susceptible d’appel devant la Cour suprême. Il a également indiqué avoir contacté les personnes dont les demandes pourraient être affectées par l’issue de l’appel, leur proposant de maintenir leur dossier en suspens jusqu’à la décision de la Cour. Plus d’informations sur l’appel devant la Cour suprême.

Plus tôt cette année, l’État irlandais a fait appel d’une décision de la Haute Cour qui avait identifié des lacunes dans la manière dont les lois irlandaises sur la citoyenneté traitaient les enfants nés à l’étranger de couples de même sexe. La Haute Cour avait estimé que le ministre des Affaires étrangères avait commis une erreur en interprétant la loi de 1956 comme excluant le parent non-gestationnel de la filiation.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.