Home SantéUne nouvelle variante hybride de Mpox découverte en Grande-Bretagne – ntv.de

Une nouvelle variante hybride de Mpox découverte en Grande-Bretagne – ntv.de

by Sophie Martin

Publié le 10 décembre 2025 15:13:00. Une nouvelle variante recombinée du virus Mpox, issue de la combinaison de deux souches connues, a été identifiée au Royaume-Uni chez un voyageur de retour d’Asie, suscitant une surveillance accrue des autorités sanitaires face à une recrudescence mondiale des cas.

  • Une nouvelle variante recombinée du virus Mpox a été détectée au Royaume-Uni.
  • Cette variante combine des éléments génétiques des clades 1 et 2 du virus.
  • Les autorités sanitaires recommandent la vaccination pour les groupes à risque, notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Les autorités sanitaires britanniques, via l’agence UK Health Security Agency (UKHSA), ont fait état de la découverte d’une nouvelle variante du virus Mpox. Cette forme recombinante présente une particularité : elle intègre des gènes issus à la fois du clade 1, considéré comme le plus virulent, et du clade 2, responsable de la vague mondiale de Mpox observée en 2022. La souche a été identifiée chez un individu ayant récemment voyagé en Asie.

Pour l’heure, l’impact de cette nouvelle variante sur la santé publique reste incertain. L’UKHSA suit de près l’évolution de la situation et souligne la nécessité de mener des recherches approfondies pour évaluer précisément les risques.

« Il est normal que les virus évoluent. Des recherches supplémentaires nous aideront à comprendre comment Mpox évolue. »

Katy Sinka, responsable des infections sexuellement transmissibles à l’UKHSA

La vaccination est vivement conseillée aux personnes les plus exposées.

En Allemagne, le Comité permanent de vaccination (STIKO) recommande également la vaccination contre la Mpox pour les populations à risque, en particulier les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et ceux ayant des partenaires multiples, ainsi que le personnel de laboratoire. Un schéma vaccinal complet comprend généralement deux doses administrées à 28 jours d’intervalle. Les personnes ayant déjà reçu un vaccin contre la variole peuvent souvent se contenter d’une seule dose.

La Mpox, anciennement appelée variole du singe, est un virus apparenté à celui de la variole. Sa transmission se fait par contact étroit, notamment lors de rapports sexuels, par contact avec des lésions cutanées, des textiles contaminés ou par des gouttelettes respiratoires émises lors de la toux ou des éternuements. La contamination peut également se produire par contact avec des animaux infectés. Les premiers symptômes apparaissent généralement trois semaines après l’infection.

La maladie se manifeste généralement en deux phases. Initialement, les patients présentent de la fièvre, des maux de tête intenses, des douleurs musculaires et dorsales, ainsi qu’une fatigue générale. Ces symptômes sont suivis de l’apparition de l’éruption cutanée caractéristique, qui peut toucher le visage, les paumes des mains, la plante des pieds, ainsi que les régions génitales et anales. Les lésions évoluent en nodules, puis en pustules remplies de liquide, provoquant des démangeaisons et des douleurs importantes. Après deux à quatre semaines, les pustules se croûtent, tombent et peuvent laisser des cicatrices circulaires.

Les experts ne sont pas surpris par l’émergence de cette variante recombinante, étant donné la circulation simultanée des deux lignées virales à l’échelle mondiale. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déclaré une urgence sanitaire internationale en raison de la Mpox en 2022, une déclaration maintenue en 2024 suite à de nouvelles flambées, notamment en République démocratique du Congo. Selon les données de l’OMS, environ 48 000 cas confirmés et 201 décès ont été recensés dans 94 pays à la fin du mois d’octobre 2025.

L’Allemagne observe également une augmentation du nombre de cas. À Berlin, 160 infections au virus Mpox ont été signalées cette année, un chiffre supérieur au total des deux années précédentes. L’Office national de la santé et des affaires sociales (Lageso) a recensé 68 cas en 2024 et 87 en 2023. Les personnes touchées sont exclusivement des hommes âgés de 20 à 60 ans. Parmi les cas enregistrés, cinq hommes avaient été préalablement vaccinés contre la Mpox, et l’infection était due au clade 2.

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