Les Républicains américains intensifient leurs efforts pour redessiner les cartes électorales à travers plusieurs États, une stratégie controversée visant à consolider leur majorité à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat de 2024. Cette pratique, connue sous le nom de « gerrymandering », pourrait potentiellement leur octroyer entre huit et onze sièges supplémentaires, selon les analyses d’experts.
Le Texas a ouvert le bal le 29 août dernier, avec la signature d’une loi par son gouverneur, Greg Abbott, dont l’objectif affiché est de faire de l’État « le plus républicain du Congrès ». D’autres États, notamment la Caroline du Nord, le Missouri et plus récemment l’Indiana, sont désormais engagés dans des initiatives législatives similaires.
Le terme « gerrymandering » remonte à 1812. Il tire son origine d’une caricature publiée par le journal « The Boston Gazette », qui comparait la nouvelle forme d’une circonscription du comté d’Essex à une salamandre, en référence au gouverneur du Massachusetts de l’époque, Elbridge Gerry.
Cette redéfinition des circonscriptions électorales, qui consiste à manipuler les limites géographiques pour favoriser un parti politique, est une pratique ancienne aux États-Unis. Elle suscite régulièrement des controverses quant à son impact sur l’équité du processus démocratique et la représentation des électeurs.