Publié le 1er octobre 2025 à 00h15. Les États-Unis et Trinidad-et-Tobago ont renforcé leur coopération pour empêcher le régime de Nicolás Maduro de bénéficier des revenus de l’exploitation du gaz naturel en mer des Caraïbes, dans un contexte de tensions croissantes dans la région.
- Washington et Port-d’Espagne ont réaffirmé leur alliance en matière de sécurité régionale et de lutte contre le trafic de drogue.
- Le projet Dragon, une exploitation gazière en eaux vénézuéliennes, est au centre des préoccupations américaines.
- Trinidad-et-Tobago privilégie désormais des partenariats énergétiques avec d’autres pays de la région.
Les États-Unis et Trinidad-et-Tobago ont convenu mardi de renforcer leur collaboration afin d’éviter que les revenus de la production de gaz naturel dans les Caraïbes ne profitent au gouvernement de Nicolás Maduro. Cet accord s’est concrétisé lors d’une rencontre à Washington entre le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, et la Première ministre de Trinidad-et-Tobago, Kamla Persad-Bissssar. Les deux responsables ont également réaffirmé leur engagement commun en matière de sécurité régionale et de lutte contre le trafic de drogue.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de pression continue exercée par Washington sur Caracas. En avril dernier, l’administration Donald Trump avait révoqué une licence qui aurait permis à la National Trinity Gas Company (NGC) d’exploiter le gisement de Dragon, situé dans les eaux vénézuéliennes, et d’exporter du gaz naturel liquéfié (GNL), selon l’agence de presse Efe.
Le blocage du projet Dragon
Depuis sa prise de fonction le 1er mai, la Première ministre Persad-Bissssar a effectivement mis fin au projet Dragon, qui était entravé depuis des années par les sanctions américaines. Son gouvernement a choisi de privilégier le renforcement des relations énergétiques avec des pays tels que le Guyana, la Grenade et le Suriname.
Selon le département d’État américain, lors de la réunion, le secrétaire Rubio a souligné l’importance de la sécurité énergétique pour la prospérité de Trinidad-et-Tobago. Il a également « insisté sur le soutien américain à la proposition du gouvernement concernant le projet Dragon et sur la nécessité de garantir qu’il ne profite pas de manière significative au régime de Maduro ».
Cette approche intervient dans un contexte d’augmentation de la présence militaire américaine dans le sud des Caraïbes, justifiée par Washington au nom de la lutte contre le trafic de drogue en provenance du Venezuela. Cette situation a exacerbé les tensions avec Caracas.
L’objectif principal des sanctions, qui limitent les exportations et l’accès aux devises du Venezuela, est clair : empêcher les projets énergétiques conjoints ou transnationaux de générer des revenus pour le gouvernement de Maduro.
