Le vice-président américain JD Vance a réagi avec une pointe d’humour et de sarcasme aux accusations de Susie Wiles, l’ancienne cheffe de cabinet de Donald Trump, le qualifiant de « théoricien du complot ». Ces déclarations interviennent après la publication d’un article explosif dans Vanity Fair où Wiles critique ouvertement l’administration actuelle et le comportement de l’ancien président.
Lors d’un déplacement en Pennsylvanie mardi 16 décembre 2025, Vance a minimisé l’importance de l’article, affirmant ne pas l’avoir lu. Il a cependant tenu à répondre aux allégations portées contre lui, les qualifiant de plaisanterie privée.
« Parfois, je suis un théoricien du complot, mais je ne crois qu’aux théories du complot qui sont vraies », a-t-il déclaré devant un public, ajoutant qu’il plaisantait sur ce sujet avec Susie Wiles depuis longtemps.
Vance a ensuite ironisé en évoquant une théorie du complot qu’il avait lui-même prise au sérieux en 2020 : celle selon laquelle le port du masque par les enfants de trois ans pourrait entraver leur développement linguistique. Il a rapidement enchaîné en pointant du doigt ce qu’il considère comme une hypocrisie des médias concernant Joe Biden.
« Je croyais en cette théorie du complot selon laquelle les médias et le gouvernement dissimulaient le fait que Joe Biden était clairement incapable d’assumer ses fonctions », a-t-il affirmé. « Il s’avère qu’une théorie du complot n’est parfois qu’une vérité que les médias mettent six mois à reconnaître. »
Vance a également pris la défense de Susie Wiles, soulignant qu’il ne l’avait jamais vue manquer de loyauté envers Donald Trump. « Si nous devons tirer une leçon de cet article de Vanity Fair, c’est peut-être qu’il faudrait accorder moins d’interviews aux grands médias », a-t-il conclu.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on peut entendre un membre du public s’exclamer : « Ce sont des traîtres ! », à ce que Vance a répondu : « Ils le sont. » Il a ensuite réitéré son estime pour Wiles, affirmant ne jamais l’avoir surprise en train de dénigrer l’ancien président.