Publié le 3 octobre 2025 à 18h13. Une intervention policière musclée contre un rassemblement pacifique de soutien à la flottille humanitaire pour Gaza à Toulouse a suscité une vive indignation, alimentée par la diffusion d’images sur les réseaux sociaux et les réactions de personnalités politiques et syndicales.
- La police a dispersé de manière violente un rassemblement de soutien à la flottille pour Gaza à Toulouse.
- Des images de la dispersion ont circulé sur les réseaux sociaux, provoquant l’indignation de nombreux internautes et responsables politiques.
- Des organisations syndicales dénoncent un usage disproportionné de la force et demandent l’arrêt des poursuites contre les manifestants.
La journée d’action du 2 octobre a été marquée à Toulouse par une escalade de la tension. Alors que la manifestation initiale s’était déroulée dans le calme, la dispersion du rassemblement de soutien à la flottille pour Gaza a rapidement pris une tournure violente. Les forces de l’ordre ont chargé les manifestants rassemblés sur les allées Jules Guesdes, suscitant une vague de réactions sur les réseaux sociaux.
Les vidéos de la dispersion, largement partagées, montrent une charge des CRS contre des manifestants qui, selon de nombreux témoignages, étaient pacifiques. La députée de la Haute-Garonne, Anne Stambach-Terrenoir, a exprimé son indignation sur X (anciennement Twitter) :
« La honte !!! Intervention violente et injustifiable des forces de l’ordre sur un rassemblement absolument pacifiste à Toulouse ! Cette répression brutale, aveugle, a fait des blessés parmi celles et ceux qui demandent la libération de la @gbsumudflotilla et la fin du génocide à…
Anne Stambach-Terrenoir, députée LFI de la Haute-Garonne.
La secrétaire nationale de la CGT, Sophie Binet, a également réagi, relayant les images et demandant des comptes :
« Le ministre démissionnaire Retailleau et le PM doivent répondre de ces images choquantes. Qui a donné l’ordre d’attaquer un rassemblement pacifique de syndicalistes à Toulouse ? Nous demandons le respect du droit international et la paix. Est-ce la réponse du gouvernement ? »
Sophie Binet, secrétaire nationale de la CGT.
Dans un communiqué publié ce vendredi matin, les organisations syndicales de la Haute-Garonne dénoncent « l’usage disproportionné de la force, les charges violentes entraînant des blessés et les interpellations injustes, qui constituent une atteinte grave au droit fondamental de manifester ». Elles demandent « l’arrêt immédiat des poursuites » contre les manifestants interpellés et rappellent que « trois camarades toulousains, Cédric Caubère, Khaled Benboutrif, et François Piquemal, illégalement arrêtés dans les eaux internationales, sont maintenant emprisonnés », soulignant ainsi le contexte de cette interdiction de manifester.
Le rassemblement avait été interdit par la préfecture. Plusieurs personnes blessées ont reçu les premiers soins des membres de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), présents sur place dans le cadre de l’observatoire des violences policières.
La tension est restée palpable dans la soirée. Des participants à la course « La Nuit des Relais », une opération solidaire pour collecter des fonds pour lutter contre les violences faites aux femmes, ont été incommodés par des gaz lacrymogènes place du Capitole. Un témoin a décrit la scène sur X comme « dystopique », relatant que « l’organisation distribue des foulards pour couvrir le visage des coureurs et coureuses… ».
À l’heure actuelle, la préfecture n’a pas publié de communiqué concernant ces événements.
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