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Violence indirecte : les vidéos inquiétantes publiées par l’homme qui a tué sa fille de 7 ans à Atlántico

Publié le 9 décembre 2025 à 01h27. L'assassinat d'une fillette de sept ans à Soledad, en Colombie, après la publication de vidéos troublantes par son père sur TikTok, relance le débat sur la violence indirecte et la protection…

Violence indirecte : les vidéos inquiétantes publiées par l’homme qui a tué sa fille de 7 ans à Atlántico

Publié le 9 décembre 2025 à 01h27. L’assassinat d’une fillette de sept ans à Soledad, en Colombie, après la publication de vidéos troublantes par son père sur TikTok, relance le débat sur la violence indirecte et la protection des enfants en situation de conflit familial.

  • Des vidéos postées par le père de la victime sur TikTok, révélant une détresse émotionnelle et des menaces voilées, ont précédé de quelques heures le drame.
  • L’agresseur a laissé des messages écrits accusant son ex-compagne et exprimant son désespoir, témoignant d’une escalade de violence psychologique.
  • L’affaire met en lumière les failles dans la protection des enfants victimes de violence indirecte, où les mineurs sont instrumentalisés pour blesser l’autre parent.

La Colombie est en état de choc après le meurtre d’une petite fille de sept ans à Soledad, dans le département de l’Atlantique. Le drame a été précédé par une série de publications inquiétantes sur TikTok, mises en ligne par son père, Albeiro Rafael Fontalvo Hernández. Ces vidéos, diffusées quelques heures avant l’assassinat, ont révélé un homme visiblement en détresse, exprimant des sentiments ambivalents et des menaces indirectes envers la mère de l’enfant.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le père de la victime a appelé son propre père, Manuel Fontalvo, vers 5 heures du matin, l’informant d’un événement tragique. En se rendant sur les lieux, le grand-père a découvert le corps sans vie de sa petite-fille, présentant de multiples blessures infligées par une arme blanche. Albeiro Rafael Fontalvo, lui-même grièvement blessé, a été transporté à l’hôpital Adelita de Char, où il est décédé quelques heures plus tard.

Les autorités ont retrouvé sur les murs de la pièce des messages écrits par l’agresseur, adressés à son ex-compagne, Lisney Paola Rosado. Dans ces messages, il l’accuse d’être responsable du drame et affirme qu’il ne « livrera » pas l’enfant. Il a également laissé un message pour son fils de neuf ans, lui demandant de « prendre soin de sa mère ». Ces écrits, combinés aux vidéos TikTok, témoignent d’une escalade de violence psychologique et d’une profonde détresse émotionnelle.

Les quatre dernières vidéos publiées par Fontalvo sur les réseaux sociaux révèlent un changement notable dans son état d’esprit. Dans la première, il filme sa fille et lui dédie la chanson Si mon cœur ne me fait pas défaut de Los Diablitos, avec le message : « Juste toi et moi jusqu’à la fin des temps, mon beau bébé. » Dans une seconde vidéo, il apparaît en mode selfie avec la jeune fille, qui tient un ours en peluche, et remercie Dieu de l’avoir à ses côtés. La troisième vidéo révèle une tournure plus sombre : assis sur le lit avec sa fille, un audio se fait entendre : « Le problème n’est pas qu’il m’a trompé, c’est qu’il m’a rendu fou de méfiance. » Fontalvo ajoute : « Souvent, nous pensons que nous sommes coupables, mais vous pensez et voyez que ce n’est pas vous qui avez commis l’erreur. »

La quatrième et plus inquiétante vidéo montre Fontalvo, sérieux et visiblement bouleversé, écrivant : « Je t’aime tellement, ma fille, que je donnerais ma vie pour toi », tandis qu’une ranchera joue en arrière-plan avec les paroles : « Je vais te frapper là où ça fait le plus mal. » Il s’agissait de sa dernière publication avant le crime.

Cette affaire a suscité une vive émotion au niveau national et un appel à renforcer la protection des victimes de violence indirecte, une forme d’agression où des enfants sont utilisés pour infliger un préjudice émotionnel à l’autre parent. La Défenseure du Peuple, Iris Marín Ortiz, a souligné l’urgence de renforcer les mesures de prévention et de protection contre ce type de violence, qui peut et doit être détectée et évitée par les institutions de l’État. Son compte X témoigne de son engagement sur cette question.

Selon les informations du Bureau du Défenseur du Peuple, l’agresseur a exercé une violence psychologique et coercitive sur son ex-conjoint, allant jusqu’à isoler la jeune fille de sa mère par le biais de la garde. L’entité a souligné que la mineure avait exprimé son désir de ne pas rester avec son père, une demande à laquelle les autorités compétentes n’ont pas donné suite.

« La garde d’une fillette de 7 ans utilisée par un père pour tuer sa propre fille et causer une douleur indescriptible à sa mère. C’est ce qu’on appelle la violence indirecte et c’est de la violence sexiste. Muet. »

Iris Marín Ortiz, Défenseure du Peuple

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.