Publié le 26 octobre 2023. Une créatrice italienne basée à Berlin est parmi les 25 finalistes d’un concours organisé par la NASA pour désigner un objet flottant qui accompagnera les astronautes de la mission Artemis 2 lors de leur voyage autour de la Lune en 2026.
- Le design de Giulia Bona, représentant un astronaute perché sur l’épaule d’un géant, a été sélectionné parmi plus de 2 600 propositions.
- La tradition des “mascottes zéro gravité” remonte aux premiers jours de la conquête spatiale, avec Youri Gagarine comme possible pionnier.
- L’équipage d’Artemis 2, composé de quatre astronautes, choisira le design gagnant.
La NASA a annoncé que le projet de Giulia Bona, une communicatrice scientifique de 34 ans, figure parmi les 25 finalistes de son concours visant à sélectionner un indicateur de microgravité, plus communément appelé “mascotte zéro gravité”. Ces objets, qui flottent librement à l’intérieur des vaisseaux spatiaux une fois l’apesanteur établie après le lancement, servent à illustrer visuellement ce nouvel état.
Les propositions retenues proviennent de neuf pays : les États-Unis, le Canada, la Colombie, la Finlande, la France, le Japon, le Pérou, Singapour et le Royaume-Uni. Des adultes et des enfants ont participé à ce concours créatif.
C’est l’équipage de la mission Artemis 2 – Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen – qui aura la lourde tâche de choisir le design gagnant. Ces quatre astronautes doivent effectuer un vol orbital autour de la Lune au premier semestre 2026, une mission d’une durée estimée à une dizaine de jours. Il s’agira de la première mission habitée à s’approcher de notre satellite naturel depuis la mission Apollo 17 en 1972.
L’idée d’une mascotte zéro gravité n’est pas nouvelle. La NASA rappelle que cette tradition pourrait bien remonter à Youri Gagarine, le premier homme dans l’espace. Le cosmonaute soviétique aurait emporté avec lui une petite poupée lors de son vol historique de 1961. Depuis lors, de nombreux objets, souvent des figurines d’animaux empaillées, ont voyagé dans l’espace.
Giulia Bona a confié à l’agence allemande de presse (dpa) avoir découvert l’appel à projets sur internet et avoir décidé de participer sur un coup de tête, motivée par sa fascination de longue date pour l’espace.
« Je ne pensais pas vraiment pouvoir aller aussi loin. »
Giulia Bona, communicatrice scientifique
Après « des semaines d’idées infructueuses », elle a finalement proposé le dessin d’un astronaute assis sur l’épaule d’un géant nommé Orion – un clin d’œil à la fois au nom de la capsule spatiale de la NASA et au personnage de la mythologie grecque, compagnon de la déesse Artémis, qui a donné son nom à la mission lunaire.
L’annonce de sa sélection parmi les finalistes a été une « joie inattendue », a-t-elle déclaré. Elle reconnaît que de nombreux autres designs sont excellents, mais avoue :
« Bien sûr, j’adorerais regarder le lancement d’Artemis en direct et ensuite voir ma mascotte flotter parmi les astronautes. »
Giulia Bona, communicatrice scientifique
