Publié le 17 décembre 2025 à 21h07. Les principales places boursières américaines ont clôturé en baisse mercredi, pénalisées par les inquiétudes croissantes concernant le financement de l’intelligence artificielle et son impact sur le secteur technologique, tandis qu’en Europe, les marchés ont affiché des résultats mitigés.
- L’indice S&P 500 a reculé de 1,15 % pour atteindre 6 722,22 points, son plus bas niveau depuis trois semaines.
- Le Nasdaq Composite a chuté de 1,80 % à 22 695,50 unités, également à son plus bas niveau en trois semaines.
- Les actions de Nvidia, référence dans le domaine de l’IA, ont subi des pertes, tandis que le secteur des médias a été agité par des rebondissements dans les négociations entre Paramount, Warner Bros. Discovery et Netflix.
La pression sur les valeurs technologiques s’est accentuée après la révélation que Blue Owl Capital se désiste d’un accord de 10 milliards de dollars pour financer un nouveau centre de données d’Oracle, entraînant une baisse du cours de l’action de l’entreprise. Parallèlement, Amazon a vu son cours fléchir suite à des informations concernant des discussions pour investir près de 10 milliards de dollars dans OpenAI, la société à l’origine de ChatGPT.
Ces mouvements témoignent d’une inquiétude grandissante quant à un possible endettement excessif dans le secteur technologique, alors que l’intelligence artificielle continue de susciter des investissements massifs. Les investisseurs semblent désormais plus prudents face aux valorisations élevées des entreprises liées à l’IA.
Dans le secteur des médias, le conseil d’administration de Warner Bros. Discovery a rejeté l’offre hostile de Paramount Skydance, estimée à 108,4 milliards de dollars, préférant l’offre ferme de Netflix. Cette décision a entraîné une hausse du cours de l’action Netflix, tandis que les actions de Paramount et Warner Bros. Discovery ont chuté.
Par ailleurs, Alphabet, la maison mère de Google, a vu son cours de bourse baisser après que Reuters ait révélé que sa filiale Google développait une nouvelle initiative en collaboration avec Meta, dans le but de réduire la domination de Nvidia sur le marché des logiciels d’intelligence artificielle.
Les marchés européens ont clos la séance avec des résultats contrastés. L’indice STOXX600, qui représente l’ensemble du marché paneuropéen, a terminé la journée stable à 579,84 points, après avoir flirté avec ses plus hauts historiques. Le FTSE100 britannique a progressé de 0,9 %, soutenu par une baisse inattendue de l’inflation en novembre, ce qui renforce les anticipations d’une éventuelle baisse des taux d’intérêt jeudi. À l’inverse, le DAX allemand et le CAC40 français ont reculé de 0,5 % et 0,3 % respectivement.
Le secteur bancaire a été l’un des moteurs de la hausse du STOXX600, avec une progression de 1 %, atteignant des niveaux jamais vus depuis 2008. HSBC, basée à Londres, s’est particulièrement distinguée, affichant une hausse de 2,7 % après avoir atteint un nouveau record historique. Les valeurs minières ont également performé positivement, avec une hausse de 1,1 %, tirées par la flambée des prix de l’argent, qui a atteint un niveau record, et le rebond de l’or.
« Pour l’année prochaine, nous restons optimistes quant aux actions mondiales. Nous avons diversifié notre portefeuille, car nous pensons qu’il est important de ne pas trop se concentrer sur la technologie américaine », a déclaré Amélie Derambure, gérante de portefeuille multi-actifs senior chez Amundi.
(Avec des informations de Reuters)
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