Publié le 28 novembre 2023 à 14h00. L’activité boursière reste calme après les célébrations de Thanksgiving aux États-Unis, mais des incertitudes apparaissent suite à un problème technique chez un opérateur boursier et des enquêtes sur des pratiques financières.
- Les contrats à terme sur les principaux indices américains affichent des gains modestes.
- Un incident informatique chez CME a perturbé les transactions d’options et de contrats à terme.
- La SEC enquête sur Jefferies concernant des informations potentiellement insuffisantes fournies aux investisseurs.
Wall Street a repris ses activités avec un rythme réduit, n’étant ouverte que depuis trois heures à midi, en raison du jour férié de Thanksgiving. Malgré une ambiance générale de calme, quelques éléments ont introduit une certaine prudence sur les marchés.
Un problème technique survenu chez CME, un opérateur boursier majeur, a temporairement interrompu une partie des transactions d’options et de contrats à terme. Les détails de cette panne n’ont pas été immédiatement précisés, mais elle a contribué à une légère tension sur les marchés.
Au moment de la publication, les contrats à terme sur le S&P 500 progressaient de 0,16 %, tandis que ceux sur le Nasdaq 100 gagnaient 0,28 %. Amazon, de son côté, a vu ses préventes augmenter de 0,6 % avec le lancement du Black Friday.
Par ailleurs, la Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité américaine de régulation des marchés financiers, a ouvert une enquête concernant la banque d’investissement Jefferies. Selon le Financial Times, l’enquête porte sur la question de savoir si Jefferies a suffisamment informé ses clients sur l’exposition du fonds Point Bonita au fabricant de pièces automobiles First Brands, désormais en faillite. L’enquête, qui en est à ses débuts, examine également les contrôles internes de Jefferies et d’éventuels conflits d’intérêts. L’action Jefferies reculait de 1,6 % dans les échanges précédant l’ouverture officielle de la Bourse.
Dans un autre dossier, un groupe de banques serait en négociations pour accorder un prêt supplémentaire de 38 milliards de dollars à Oracle et à Vantage, un constructeur de centres de données. Ce financement vise à soutenir le développement de sites supplémentaires pour OpenAI. Le Financial Times précise qu’OpenAI a déjà signé des accords pour un total de 1,4 billion de dollars d’investissements en puissance de calcul auprès des fabricants de puces. Oracle perdait 2,7 % dans les échanges avant ouverture.
Enfin, Google a retiré sa plainte déposée auprès de l’Union européenne concernant les pratiques anticoncurrentielles de Microsoft dans le domaine des services cloud. Cette décision intervient une semaine après l’annonce par les régulateurs européens de l’ouverture d’une enquête visant à déterminer si Microsoft devrait être soumis à des règles plus strictes pour limiter son pouvoir de marché dans ce secteur. Suite à ces développements, l’action Alphabet (maison mère de Google) gagnait 1,2 % en pré-négociation, tandis que Microsoft progressait de 0,7 %.
Sur le marché obligataire, le rendement des obligations américaines à dix ans a augmenté d’un point de base, atteignant 4,00 %.
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