Mercredi 23 septembre, les marchés actions américains ont reculé tandis que le rendement des obligations du Trésor à 10 ans a atteint son plus haut niveau depuis 2007. Cette hausse des taux obligataires fait suite à la publication de données montrant que l’activité des entreprises a progressé à un niveau supérieur à celui enregistré depuis juillet 2021.
Les marchés financiers américains ont connu une séance agitée ce mercredi, sous l’effet conjugué de la vigueur de l’activité économique et des tensions géopolitiques mondiales.
Le rendement du Trésor à 10 ans au plus haut depuis 2007 sous la pression de l’inflation
Le rendement des obligations du Trésor à 10 ans a atteint son plus haut niveau depuis 2007, tandis que l’indice de l’activité économique américain (PMI) a atteint un niveau supérieur à celui enregistré depuis juillet 2021.

Cette tension sur le marché obligataire s’explique par plusieurs facteurs structurels et conjoncturels.
Adam Button, analyste en chef des devises chez investingLive, a indiqué via Reuters que les services continuent de dominer mais que la production manufacturière a nettement rebondi, les embauches dans les usines progressant au rythme le plus rapide depuis février 2021.
Ce dynamisme économique imprévu renforce les anticipations des investisseurs concernant un nouveau tour de vis monétaire. Le gouverneur de la Réserve fédérale Michael Barr a confirmé que la banque centrale pourrait devoir poursuivre son resserrement pour juguler l’inflation.
Repli généralisé à Wall Street et sur les places mondiales
Face à la remontée des taux directeurs et au renchérissement du coût du crédit, les indices boursiers ont cédé du terrain.

Les analystes soulignent que des rendements obligataires sans risque aussi élevés rendent les actions nettement moins attractives.
Impact des tensions géopolitiques sur les cours du pétrole et le dollar
Cette hausse intervient alors que les investisseurs surveillent l’évolution du conflit impliquant l’Iran et se préparent au sommet entre le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping à Washington.
Malgré ces déclarations et l’affirmation du président iranien Masoud Pezeshkian selon laquelle Téhéran croit en la diplomatie, la prudence reste de mise sur les marchés financiers. Cole Smead, directeur général et gestionnaire de portefeuille chez Smead Capital Management, a ainsi déclaré, cité par Reuters, que les marchés avaient traversé une série de phases d’accélération et de freinage de ce genre, ajoutant que les opérateurs évitent de se positionner à contrecourant des gros titres.
Parallèlement, la vigueur retrouvée du dollar a pesé sur les autres devises majeures, la monnaie unique européenne touchant un point bas face au billet vert à 1,1389 dollar. L’attention des marchés se tourne désormais vers les prochaines annonces du département du Trésor concernant la taille de ses opérations de rachat d’obligations, un indicateur susceptible d’accentuer la volatilité à court terme.