Publié le 14 janvier 2024 à 02h40. Les États-Unis envisagent de mettre en place un comité d’experts palestiniens pour superviser la vie quotidienne à Gaza, une initiative qui pourrait modifier l’équilibre du pouvoir dans la région et affaiblir le contrôle du Hamas sur le territoire.
- Washington s’apprête à former un comité technocratique composé d’experts palestiniens pour gérer les affaires courantes de la bande de Gaza.
- Ali Shaath, ancien ministre palestinien du Plan, devrait être nommé à la tête de cette nouvelle structure.
- Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, pourrait rejoindre un conseil d’administration, dirigé par l’ancien président américain Donald Trump, chargé de la gestion temporaire de Gaza.
Selon des informations révélées par le New York Times, citant des responsables américains et des sources proches du dossier, l’administration américaine est à l’étude d’une nouvelle approche pour la gestion de la bande de Gaza après le cessez-le-feu négocié avec le Hamas. L’objectif principal serait de déléguer la responsabilité de la vie quotidienne à des acteurs palestiniens indépendants, réduisant ainsi l’influence du mouvement islamiste.
L’ancien ministre palestinien du Plan, Ali Shaath, a été désigné pour présider ce comité technocratique. L’annonce officielle de la formation de cette structure est prévue ce mercredi, selon les mêmes sources. Les responsables américains estiment que cette initiative contribuera à affaiblir le contrôle du Hamas sur Gaza.
Parallèlement, le journal The Times a rapporté mardi que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, serait disposé à rejoindre un conseil d’administration, sous la présidence de Donald Trump, chargé de la gestion temporaire de la bande de Gaza. Une première réunion de ce conseil pourrait se tenir la semaine prochaine, en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse. Un haut responsable britannique a confirmé cette information.
Ces initiatives interviennent dans le contexte d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, négocié avec la médiation américaine. Dans le cadre de cet accord, les forces israéliennes se sont retirées de positions situées à l’est de ce qu’elles appellent la « ligne jaune » à l’intérieur de la bande palestinienne. La trêve, entrée en vigueur le 10 octobre, a cependant été marquée par de nombreuses violations. Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 447 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve. De plus, trois soldats israéliens ont perdu la vie dans la bande de Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon l’ armée israélienne.
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