À 16 ans, le Britannique Tomas Woods domine le WCMX, une discipline spectaculaire qui combine les figures du BMX et du skate avec un fauteuil roulant. Triple champion du monde, il raconte comment une vidéo en ligne a déclenché sa passion et transformé sa vie.
« C’est du BMX en fauteuil roulant, tout simplement », résume Tomas Woods lorsqu’on lui demande de décrire son sport. Le WCMX (Wheelchair Motocross) consiste à réaliser des figures acrobatiques pendant 90 secondes pour accumuler des points. Comme en skateboard ou en BMX, chaque athlète dispose de trois tentatives pour réaliser son meilleur parcours.
Pour Woods, la découverte de cette discipline a été une véritable révélation. « J’ai vu une vidéo de personnes pratiquant ce sport aux États-Unis et j’ai trouvé ça génial. J’ai donc envoyé un e-mail à mon skatepark local pour savoir si j’avais la possibilité de l’essayer », explique-t-il à Greystone Action Sports à Salford, l’endroit où il a commencé, où il travaillait à temps partiel et où il est désormais une figure connue.
« Je suis venu ici en janvier 2020 et en octobre, j’ai participé à ma première compétition. Le reste appartient à l’histoire », ajoute-t-il.
Aujourd’hui, Woods partage ses conseils et astuces sur Instagram, s’efforçant de développer la popularité de ce sport au-delà de sa communauté en ligne déjà florissante. Il n’est pas le seul athlète britannique de WCMX à bénéficier d’une forte présence sur ce réseau social : Lily Rice et Ben Sleet comptent également des milliers d’abonnés.
Ils y publient des photos de leurs voyages et compétitions, ainsi que des vidéos de leurs figures et de leurs compétences, mettant toujours leurs fauteuils roulants en avant. « La communauté est très vaste : Australie, Brésil, toute l’Europe », souligne Woods. « Cette présence en ligne est essentielle. »
« Au début, je m’entraînais ici à Graystone sans vraiment savoir ce que je faisais. Mon entraîneur et moi regardions des tutoriels sur YouTube, puis nous essayions de reproduire les figures. Maintenant, nous publions nos propres tutoriels, pour aider la prochaine génération », conclut-il.
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