Publié le 26 novembre 2025 à 02h25. L’administration américaine intensifie ses efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre en Ukraine, avec l’envoi d’un émissaire à Moscou et des négociations en cours, malgré le scepticisme européen et la poursuite des frappes russes sur le territoire ukrainien.
- L’envoyé spécial américain Steve Witkoff se rendra à Moscou la semaine prochaine pour discuter d’un accord de paix avec les responsables russes.
- Un nouveau plan de paix, initialement jugé trop favorable à la Russie, a été remanié pour mieux tenir compte des intérêts ukrainiens.
- Des frappes russes récentes ont frappé Kiev et Zaporizhzhia, faisant des victimes civiles et soulignant l’urgence de trouver une solution diplomatique.
L’administration Trump accélère les discussions diplomatiques pour tenter de trouver une issue au conflit ukrainien, qui dure depuis l’invasion à grande échelle de la Russie en 2022. Le président américain a annoncé l’envoi de son émissaire, Steve Witkoff, à Moscou la semaine prochaine, dans l’espoir de parvenir à un accord de paix. Selon M. Trump, il ne subsiste plus que « quelques points de désaccord » entre les parties.
Cependant, cette perspective optimiste est accueillie avec prudence par les dirigeants européens. Le président français Emmanuel Macron a exprimé son scepticisme quant à la volonté de la Russie de parvenir à un cessez-le-feu ou de négocier une solution durable, affirmant qu’il n’y a « clairement aucune volonté russe » dans ce sens.
Un plan de paix initial, qui avait été critiqué pour son avantage excessif envers la Russie, a été revu. Un responsable proche des négociations a déclaré à l’Agence France-Presse que la nouvelle version était « nettement meilleure », notamment en relevant le plafond proposé pour la taille des futures forces armées ukrainiennes, passant de 600 000 à 800 000 soldats.
Des négociations intenses se sont déroulées ces derniers jours, d’abord à Genève entre des représentants ukrainiens et américains, puis à Abou Dhabi entre des délégés américains et russes. Un groupe de 30 pays soutenant l’Ukraine s’est également réuni par visioconférence. Le négociateur américain Dan Driscoll s’est dit optimiste après ses entretiens avec ses homologues russes, déclarant que « les négociations se déroulent bien et nous restons optimistes ». La Maison Blanche a fait état de « progrès énormes », tout en reconnaissant que « quelques détails délicats mais non insurmontables » restent à régler.
Malgré ces efforts diplomatiques, la guerre se poursuit sur le terrain. Une frappe russe majeure contre Zaporizhzhia a endommagé au moins sept immeubles d’habitation et a conduit à l’hospitalisation de 12 personnes, selon les autorités locales. La nuit précédente, Kiev avait été la cible de drones et de missiles russes, causant la mort de sept personnes et provoquant des incendies dans des immeubles résidentiels. Des images diffusées par les médias montrent des bâtiments endommagés et des habitants se réfugiant dans les stations de métro.
M. Trump a exprimé son souhait de rencontrer « bientôt » à la fois Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, mais uniquement « lorsque l’accord visant à mettre fin à cette guerre sera FINAL ou dans sa phase finale ». Il avait précédemment affirmé pouvoir négocier la fin du conflit en 24 heures.
Le négociateur ukrainien Rustem Umerov a déclaré qu’il existait une « compréhension commune sur le cœur » de l’accord entre l’Ukraine et les États-Unis, mais que les détails restants devaient être réglés lors de négociations directes « le plus tôt possible ». Le Premier ministre britannique Keir Starmer a mis en garde contre un optimisme prématuré, soulignant qu’il y a « encore un long chemin à parcourir et un chemin difficile à parcourir ».
La Russie occupe actuellement environ un cinquième du territoire ukrainien, une grande partie étant dévastée par les combats. Des dizaines de milliers de civils et de militaires ont été tués, et des millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers.


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