Le monde du golf se prépare à une saison riche en défis et en interrogations, marquée par des retours attendus, des espoirs prometteurs et des parcours légendaires qui pourraient bien mettre les nerfs des joueurs à rude épreuve. Des US Open controversés à l’AIG Women’s Open, en passant par l’émergence de nouveaux talents, voici un aperçu des enjeux à venir.
Shinnecock Hills, sur l’île de Long Island, est un parcours qui ne laisse jamais indifférent. Les deux derniers US Open qui s’y sont déroulés ont été marqués par des conditions extrêmes. En 2004, les greens étaient si secs qu’ils étaient presque impraticables. En 2018, Phil Mickelson avait même choisi de frapper sa balle en mouvement, préférant une pénalité de deux coups plutôt que de la voir quitter le 13e green. On se demande déjà ce que le mois de juin nous réserve sur ce terrain capricieux.
L’absence de Tiger Woods sera notable. Le quintuple vainqueur de Masters est toujours en convalescence après une nouvelle opération du dos. Bien qu’il ne puisse pas encore compter sur sa présence sur le parcours, son influence se fera sentir en dehors, notamment dans la planification d’un nouveau calendrier pour le PGA Tour et peut-être en tant que futur capitaine de l’équipe américaine de Ryder Cup.
L’US Women’s Open, quant à lui, se déroulera au Riviera Country Club de Los Angeles, un lieu prestigieux qui accueillera également les épreuves de golf des Jeux olympiques de 2028. Par ailleurs, le jeune Américain Brendan Valdes, gaucher de 22 ans, mérite l’attention. Après une carrière universitaire exceptionnelle à Auburn, où il a accumulé un record de 558 birdies, il entame sa première saison complète sur le PGA Tour, avec déjà un top 10 à son actif.
L’AIG Women’s Open fera son retour à Royal Lytham & St Anne’s fin juillet, où Georgia Hall avait remporté le titre en 2018. Ce parcours de links pourrait-il être un prélude à l’organisation de l’Open masculin, qui s’y est tenu pour la dernière fois il y a 14 ans ? La question reste ouverte, et l’emplacement du championnat de 2028 n’a pas encore été dévoilé.
Du côté des joueurs à suivre, Xander Schauffele semble promis à un grand avenir. Après une saison 2024 couronnée de succès avec deux victoires en majeurs, il devra confirmer sa forme et effacer les doutes soulevés par une saison 2023 perturbée par des blessures. Cameron Young, quant à lui, a prouvé lors de la Ryder Cup qu’il était capable de performer sous pression. Fort de sa première victoire sur le circuit et d’une place dans le top 20 mondial, le New-Yorkais pourrait bien se faire une place parmi les dix meilleurs joueurs en 2026.
Enfin, avec le récent décès de Fuzzy Zoeller, Will Zalatoris devra porter l’héritage des joueurs dont le nom de famille commence par la lettre Z. Après son retour en compétition en Afrique du Sud fin 2023, suite à une nouvelle opération du dos, de nombreux fans espèrent une guérison durable. Le joueur de 29 ans, qui se décrit comme ayant connu une « renaissance », espère ajouter de nouveaux top 10 en majeur à son palmarès, après en avoir décroché six entre 2020 et 2022.