Home MondeZelensky : réunion des Volenterosi en France le 6 janvier. Kiev : « Aucune preuve de Moscou sur l’attaque contre la résidence de Poutine »

Zelensky : réunion des Volenterosi en France le 6 janvier. Kiev : « Aucune preuve de Moscou sur l’attaque contre la résidence de Poutine »

by Clara Dubois

Publié le 30 décembre 2025 à 21h33. Des négociations en cours laissent entrevoir une possible désescalade en Ukraine, avec des discussions sur le déploiement de troupes américaines et des concessions territoriales envisagées, tandis que le Kremlin accuse Kiev d’attaques sur le territoire russe.

  • L’Ukraine discute avec les États-Unis et les pays de la Coalition des volontaires du déploiement potentiel de troupes américaines en Ukraine dans le cadre de garanties de sécurité.
  • La France estime que les accusations du Kremlin concernant une attaque contre une résidence de Vladimir Poutine manquent de preuves concrètes et remettent en question l’agenda de paix.
  • Le Premier ministre polonais Donald Tusk affirme que la paix est “à l’horizon” pour la première fois depuis le début de l’invasion russe, et que les États-Unis ont exprimé leur volonté de participer aux garanties de sécurité, y compris un éventuel déploiement de troupes.

Un vent d’optimisme prudent souffle sur le conflit ukrainien. Des pourparlers sérieux entre l’Ukraine, les États-Unis, l’Union européenne et le Canada ont abouti à des déclarations encourageantes, notamment de la part des États-Unis concernant des garanties de sécurité pour Kiev. Ces garanties pourraient aller jusqu’à un déploiement de troupes américaines, potentiellement le long de la frontière ou sur la ligne de contact avec la Russie.

Volodymyr Zelensky a confirmé avoir discuté de cette possibilité avec l’ancien président américain Donald Trump et les représentants de la Coalition des volontaires. Il a souligné l’importance d’une telle présence militaire américaine pour renforcer les garanties de sécurité de l’Ukraine.

« Nous en discutons avec le président Trump et les représentants de la Coalition des volontaires. Ce serait une position forte en termes de garanties de sécurité »

Volodymyr Zelensky, président ukrainien

Parallèlement, les accusations du Kremlin selon lesquelles l’Ukraine aurait attaqué une résidence de Vladimir Poutine sont contestées par la France. L’entourage du président Emmanuel Macron a déclaré qu’aucune preuve concrète ne venait étayer ces allégations, les qualifiant même d’ “acte de défi à l’encontre de l’agenda de paix”.

« Il n’existe aucune preuve concrète pour étayer les graves accusations portées par les autorités russes, même après vérification des informations auprès de nos partenaires »

Entourage du président Emmanuel Macron

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a exprimé un optimisme encore plus marqué, estimant que la paix est “à l’horizon” pour la première fois depuis le début de l’invasion russe à grande échelle. Il a souligné la bonne volonté de Zelensky en matière de concessions territoriales, tout en insistant sur la nécessité d’un référendum pour obtenir le consentement du peuple ukrainien. Selon Tusk, un compromis pourrait consister en un retrait des forces russes des régions de Dnipropetrovsk, Mykolaïv, Soumy et Kharkiv, en échange de la création d’une “zone économique libre” dans le Donbass.

« La paix se profile à l’horizon, il ne fait aucun doute que des événements se sont produits qui donnent lieu d’espérer que cette guerre puisse se terminer, et assez rapidement, mais c’est encore un espoir, loin d’être sûr à 100% »

Donald Tusk, Premier ministre polonais

Tusk a également souligné l’importance d’une coordination étroite entre le gouvernement polonais et le président, notamment après la rencontre entre les dirigeants européens, américains et ukrainiens en Floride. Il a précisé que la Maison Blanche privilégie les contacts au niveau présidentiel, tandis que les dirigeants européens interagissent davantage avec le gouvernement polonais. Il a insisté sur la nécessité d’une rencontre immédiate avec le président polonais pour discuter de ces enjeux cruciaux pour la sécurité de la Pologne.

Zelensky a par ailleurs affirmé que Donald Trump lui avait assuré un soutien du Congrès américain pour les garanties de sécurité offertes à l’Ukraine. Il a également réaffirmé que l’Ukraine ne pouvait accepter d’abandonner ses territoires dans le cadre d’un accord de paix, une telle action étant contraire à la loi.

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