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10 façons de prendre davantage soin de soi pendant les vacances

by Nicolas Lefèvre

Les fêtes de fin d’année, souvent perçues comme un moment de joie et de partage, peuvent paradoxalement être une source de stress, d’isolement et même de déprime pour de nombreux Français, surtout dans un contexte social tendu. Des experts en santé mentale partagent des conseils pour aborder cette période avec plus de sérénité.

Anticiper les imprévus : La clé d’une fête réussie réside souvent dans la préparation. Il est essentiel de confirmer les détails logistiques – heure, lieu, participants – à l’avance. « Combiner les voyages les jours les plus chargés de l’année avec des événements de grande ampleur peut être épuisant ou anxiogène », explique Justena Kavanagh, psychothérapeute à Manhattan. « Il est préférable de prévoir une certaine flexibilité pour faire face aux conflits d’horaire, aux retards de transport, aux maladies ou aux annulations de dernière minute. »

Opter pour une célébration personnalisée : Pour ceux qui n’ont pas de proches à proximité, se faire plaisir en préparant son plat favori et en regardant un film peut être une alternative agréable. Si la solitude est difficile à supporter, il est encore temps d’inviter quelques amis pour un repas informel ou une soirée. L’organisation d’événements spontanés, comme un partage de latkes et de dreidels avec des étudiants étrangers pendant Hanoucca, peut également créer du lien social. Le bénévolat dans une association caritative locale, une maison de retraite ou un hôpital est une autre option. « Chaque jour, commettez un acte de gentillesse aléatoire », recommande Diane Kirchner, psychologue à Boca Raton, en Floride. « Les études montrent que les actes de générosité désintéressés ont un impact positif sur l’humeur, le bien-être mental et la santé physique. »

Réduire la durée des visites : Il est important de fixer des limites. Une personne a par exemple pu décider de ne passer que quelques heures chez sa sœur, en arrivant en fin d’après-midi et en repartant en début de soirée, en utilisant un service de VTC pour faciliter le transport. « Savoir que l’on a une porte de sortie si nécessaire et respecter ses limites permet d’être plus disponible émotionnellement pendant le temps passé avec ses proches », souligne le Dr Carlos Saavedra, psychiatre à New York. « Cela protège également votre tranquillité d’esprit. »

Savoir dire non : Il est légitime de refuser de participer à des tâches ou des événements qui ne nous conviennent pas. « Je suis désolé, mais je ne me sens pas capable » est une excuse valable, même à la dernière minute, surtout si l’on souhaite préserver sa santé mentale et éviter des interactions avec des personnes toxiques. « N’oubliez pas que vous avez le pouvoir de décider de la façon dont se déroulent les fêtes », affirme Kristen Underhill, psychiatre à Chicago. « Vous n’êtes pas obligé de rester bloqué dans d’anciens schémas qui ne vous conviennent plus. »

Prévoir un espace personnel : Si les parents aiment recevoir tout le monde, il peut être plus agréable pour eux de n’accueillir que leurs petits-enfants. Les adultes peuvent alors louer un hébergement séparé, comme un Airbnb, ou opter pour un hôtel plutôt que de dormir sur un canapé chez des proches. Si l’on ne se sent pas à l’aise, il est préférable de partir plus tôt que prévu. Une personne a même quitté un gala familial en pleine soirée pour prendre un train tardif et dormir dans son propre lit.

Modérer sa consommation : Contrairement aux idées reçues, l’alcool et le cannabis ne sont pas des solutions pour lutter contre la solitude ou l’anxiété ; ils peuvent même aggraver ces sentiments. Les hôtes peuvent établir des règles claires concernant la consommation d’alcool et proposer des alternatives non alcoolisées. « Les addictions sont exacerbées pendant les fêtes », prévient Vatsal Thakkar, psychiatre à Westport, dans le Connecticut. « On observe une augmentation significative des accidents de la route liés à l’alcool, et vous pourriez subir des conséquences dont vous n’êtes pas conscient. »

Instaurer une zone neutre : Que ce soit à table, devant un match de football ou lors d’un brunch, il est possible de demander à chacun d’éviter les sujets de conversation sensibles, tels que la politique, le poids, le régime alimentaire, l’éducation des enfants, l’infertilité ou les finances. « Proposez poliment d’autres sujets de discussion plus légers, comme un jeu, une anecdote amusante ou votre chanson préférée », suggère Kavanagh.

Baisser ses attentes : « Quelque chose ne se passera pas comme prévu », prévient le Dr Fred Woolverton, psychologue. « Ne soyez pas surpris ou déçu. Si tout se passe bien, ce sera une agréable surprise. » Il est conseillé d’anticiper les problèmes potentiels et de prévoir des solutions de rechange : rechercher des options de transport, apporter un plat végétalien si l’on est végétarien, ou garder une collation à portée de main en cas de retard du repas.

Bouger son corps : Une promenade en groupe, un match de football, une balade à vélo, une course ou une danse peuvent faciliter la digestion, réguler la glycémie, réduire les tensions et favoriser la relaxation. « Essayez de maintenir votre routine d’exercice physique autant que possible », recommande Kavanagh. « Gardez votre emploi du temps habituel et partez pendant que tout va bien, plutôt que d’attendre que la situation se dégrade. »

Prévoir un temps de décompression : Après une grande réunion de famille, il est important de prendre quelques heures pour soi, pour se détendre et se ressourcer. Regarder une émission de télévision sans réfléchir, siroter une tisane, écrire dans un journal ou téléphoner à un ami peut être bénéfique. « Nous oublions souvent que la vie était plus lente, sans toute cette hyperstimulation », souligne Thakkar. « Il est donc important de passer du temps seul pendant les fêtes, cela vous donne un espace pour vous détendre et vous ressourcer avant la prochaine célébration. »

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