Publié le 4 décembre 2025 à 19h30. Le marché immobilier pourrait devenir plus favorable aux acheteurs en 2026, avec une légère baisse des prix prévue dans 22 grandes villes américaines, selon les prévisions de Realtor.com.
- Une baisse des prix de l’immobilier est anticipée dans plusieurs grandes villes américaines en 2026.
- Les taux hypothécaires devraient se stabiliser autour de 6,3 % en moyenne.
- L’augmentation de l’offre de logements, combinée à un ralentissement de la demande, contribue à cette évolution.
Après une période de forte demande et de prix en hausse, notamment pendant la pandémie de Covid-19, le marché immobilier américain pourrait connaître un certain assouplissement en 2026. C’est ce que prévoit Realtor.com dans son analyse publiée ce mercredi.
Selon cette étude, les prix nationaux de l’immobilier devraient augmenter légèrement, d’environ 2,2 % en valeur nominale par rapport à 2025. Cependant, en tenant compte de l’inflation, les prix réels pourraient stagner, voire même diminuer légèrement, offrant ainsi un certain répit en termes d’accessibilité.
L’offre de logements existants devrait continuer à croître, atteignant une augmentation de 8,9 %, et une légère hausse de la construction de logements neufs est également attendue, avec une progression de 3,1 %. Cette combinaison devrait contribuer à rééquilibrer l’offre et la demande, selon Realtor.com.
Le taux hypothécaire moyen sur 30 ans est estimé à environ 6,3 %.
Mais ce sont certaines villes qui devraient connaître une baisse plus marquée des prix. Voici la liste des 22 plus grandes villes américaines où une diminution des prix est prévue en 2026 :
1. Atlanta-Sandy Springs-Roswell, Géorgie – 0,1 %
2. Boise City, Idaho – 0,8 %
3. Cape Coral – Fort Myers, Floride – 10,2 %
4. Colorado Springs, Colorado – 0,4 %
5. Deltona – Daytona Beach – Ormond Beach, Floride – 3,6 %
6. Denver-Aurora-Lakewood, Colorado – 3,4 %
7. Des Moines–West Des Moines, Iowa – 0,9 %
8. Jacksonville, Floride – 1,4 %
9. Lakeland-Winter Haven, Floride – 0,2 %
10. Port Nord – Sarasota – Bradenton, Floride – 8,9 %
11. Omaha – Council Bluffs, Nebraska – Iowa – 0,4 %
12. Orlando-Kissimmee-Sanford, Floride – 1,6 %
13. Palm Bay–Melbourne–Titusville, Floride – 1,0 %
14. Phoenix-Mesa-Scottsdale, Arizona – 2,3 %
15. Raleigh, Caroline du Nord – 3,7 %
16. Sacramento-Roseville-Arden-Arcade, Californie – 3,3 %
17. San Francisco-Oakland-Hayward, Californie – 2,5 %
18. Spokane-Vallée de Spokane, Washington – 3,5 %
19. Stockton–Lodi, Californie – 4,1 %
20. Tampa-St. Petersburg – Clearwater, Floride – 3,6 %
21. Tucson, Arizona – 0,5 %
22. Wichita, Kansas – 3,2 %
Cette baisse des prix dans ces zones est en grande partie due à l’explosion de la demande observée pendant la pandémie, lorsque de nombreuses personnes ont recherché plus d’espace et ont pu bénéficier de taux hypothécaires bas, en particulier dans les régions du sud et de l’ouest des États-Unis. Avec des taux toujours élevés, moins d’urgence et une offre plus importante, la demande se calme, selon Realtor.com.
L’excédent de logements à vendre, les nouvelles constructions et les biens immobiliers restés plus longtemps sur le marché contribuent également à cette tendance à la baisse des prix.
Pour les acheteurs potentiels, 2026 pourrait donc s’avérer être une année plus favorable, avec des taux hypothécaires modérés, un plus grand choix de biens disponibles, moins de concurrence et, dans certaines régions, des prix plus abordables, selon l’analyse de Realtor.com.