Goldman Sachs se montre optimiste pour l’avenir des marchés financiers, prévoyant une progression continue du S&P 500 et une reprise des fusions-acquisitions. La banque d’investissement a déjà fait preuve de justesse dans ses prévisions pour 2025, ce qui renforce la crédibilité de ses perspectives pour 2026.
Les analystes de Goldman Sachs anticipent que le S&P 500 atteindra les 7 600 points d’ici la fin de 2026, soit une hausse d’environ 16 % par rapport à son niveau actuel. Ils prévoient également une croissance de 7 % des bénéfices par action (BPA).
Trois facteurs clés devraient, selon la banque, stimuler les rendements l’année prochaine. Le premier est la baisse attendue des taux d’intérêt. Même si la Réserve fédérale américaine (Fed) hésite encore à prendre une décision définitive, une politique monétaire plus souple pourrait créer des opportunités dans divers secteurs, notamment les obligations du Trésor américain à court terme, les crédits de qualité investissement, les actions à petite capitalisation et l’immobilier commercial.
« Une politique monétaire plus souple pourrait créer des opportunités dans toute une série de classes d’actifs. Dans le domaine des titres à revenu fixe, les bons du Trésor américain à court terme et les crédits de qualité investissement pourraient en bénéficier. Ailleurs, les classes d’actifs sensibles aux taux, comme les actions à petite capitalisation et l’immobilier commercial, pourraient bénéficier de l’assouplissement de la Réserve fédérale américaine », ont écrit les analystes de Goldman Sachs.
Le deuxième catalyseur identifié est l’intelligence artificielle (IA). Goldman Sachs s’attend à ce que les dépenses en capital liées à l’IA des grandes entreprises technologiques américaines restent élevées en 2026. Les analystes soulignent que les investissements dans l’IA ont été sous-estimés par Wall Street au cours des deux dernières années.
« Sur le marché boursier, l’enthousiasme initial pour l’IA générative s’est concentré sur un groupe restreint d’actions, mais l’équipe voit des raisons pour que le paysage des investissements s’élargisse à l’avenir », indique le rapport. « Une tendance croissante des grandes entreprises technologiques à rechercher un financement par emprunt pour les investissements en IA mérite une surveillance étroite en 2026. »
Enfin, la reprise des fusions et acquisitions constitue le troisième facteur à surveiller. Après un rebond en 2025, cette tendance devrait se poursuivre en 2026, notamment grâce à la baisse des taux d’intérêt, qui pourrait inciter les entreprises à réaliser des acquisitions ciblées ou des opérations de consolidation sectorielle.
« Une baisse des taux d’intérêt pourrait stimuler davantage la conclusion d’accords, les petites entreprises devenant de plus en plus des cibles d’offres alors que les entreprises recherchent des acquisitions ciblées ou des opérations de consolidation du secteur », précise le rapport.
Goldman Sachs souligne que ces perspectives se dessinent dans un contexte de valorisations boursières élevées, de nouvelles dynamiques commerciales, d’incertitudes géopolitiques et de défis macroéconomiques. Pour ces raisons, la banque privilégie une approche d’investissement active, une diversification des actions à l’échelle mondiale et une combinaison de stratégies fondamentales et quantitatives.
À titre de comparaison, les prévisions de Goldman Sachs pour 2025 se sont avérées particulièrement justes. L’année dernière, les analystes avaient prédit que le S&P 500 clôturerait l’année à environ 6 500 points, ce qui correspondait à une augmentation d’environ 9 %. Au 21 novembre, l’indice se situait à 6 550 points, et les analystes estiment désormais une croissance du BPA de 10,5 % à 12 %, confirmant ainsi la pertinence de leurs prévisions initiales.