Après une année 2022 marquée par un point bas historique, les marchés boursiers continuent leur progression, portés par des résultats d’entreprises supérieurs aux attentes. Face à cette euphorie, notamment alimentée par l’intelligence artificielle et le regain d’intérêt pour certaines actions spéculatives, les experts recommandent une prudence accrue et explorent des alternatives comme les obligations.
L’année 2022 a marqué un tournant, non seulement le creux du marché baissier, mais aussi le début d’une nouvelle phase haussière qui se poursuit à ce jour. Cette dynamique positive, selon certains analystes, s’inscrit dans un cycle favorable, notamment en raison du calendrier politique. Il est toutefois crucial de se rappeler que les marchés sont intrinsèquement cycliques et sujets à des corrections régulières, de l’ordre de 5 à 10 % par an.
Un investisseur avisé doit donc savoir gérer à la fois le potentiel de gains et les risques inhérents à ces fluctuations. Le principal danger réside dans le fait que ce rallye boursier, combiné à des valorisations historiquement élevées, en particulier aux États-Unis, pourrait s’inverser, entraînant des pertes significatives pour les portefeuilles.
L’engouement actuel autour de l’intelligence artificielle et le retour en force des actions dites « mèmes », comme Gamestop Corp (NYSE:), témoignent d’un certain excès d’optimisme. Dans ce contexte, une diversification stratégique s’avère essentielle.
Les obligations, longtemps délaissées, pourraient offrir une solution intéressante. L’extrémité courte de la courbe des taux, en particulier, propose des rendements attractifs, parfois supérieurs à ceux que le marché boursier est susceptible de générer à l’avenir. Ces opportunités se présentent après que le marché obligataire a connu son plus profond repli historique.
Trois facteurs clés expliquent cet intérêt renouvelé pour les obligations : leur discrédit actuel, leur statut d’actifs de seconde zone aux yeux de nombreux investisseurs, et la focalisation quasi exclusive sur les actions et les cryptomonnaies. C’est souvent dans ces situations que le moment est propice pour investir dans une classe d’actifs sous-évaluée.
Il est aujourd’hui possible d’obtenir des rendements bruts supérieurs à 5 % sur des obligations d’État américaines et européennes, avec des échéances de 1 à 3 ans. Cette stratégie permettrait de réduire l’exposition aux actions tout en maintenant un rendement positif, voire optimal, en termes réels.
En outre, cette approche permettrait de se positionner pour profiter d’un éventuel retournement du marché boursier dans les trois prochaines années. En réinvestissant les fonds issus des obligations arrivant à échéance, les investisseurs pourraient saisir de nouvelles opportunités lors d’une phase baissière. Bien sûr, cette stratégie implique un coût d’opportunité, mais elle pourrait s’avérer judicieuse compte tenu des valorisations actuelles et des risques potentiels.
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