Cinquante volontaires ayant survécu à une expérience de mort imminente ont participé à une démarche visuelle menée par des chercheurs, selon Science Et Vie.
Cette démarche a permis d’analyser cent huit scènes à travers quatre grandes structures géométriques principales.
L’étude a été publiée en novembre 2026 par une équipe de l’université de Haïfa, avec la participation de volontaires recrutés par l’intermédiaire de l’Association internationale pour les études sur la mort imminente, d’après Fredzone.
Durant des sessions en ligne guidées ou individuelles, les participants ont reconstitué leurs souvenirs épisode par épisode en s’appuyant sur un catalogue de pictogrammes géométriques.
Les consignes ont été formulées pour éviter tout terme suggestif, permettant à chacun de préciser sa position, ses mouvements et les teintes perçues.
Sur les cent douze visions initialement recueillies, cent huit ont pu être intégrées dans quatre catégories spatiales distinctes aux propriétés spécifiques.
La première forme recensée correspond aux espaces coniques, incluant le tunnel fréquemment évoqué dans l’imagerie populaire.
La deuxième catégorie regroupe les structures larges et courbes, semblables à des arches ou des arcs ouverts.
La troisième classification rassemble des environnements plats aux courbes douces ou aux horizons presque plats.
La dernière englobe les volumes enveloppants fermant un espace sphérique à trois cent soixante degrés.
L’analyse détaillée des données indique que chaque catégorie spatiale s’accompagne d’une répartition des couleurs bien particulière.
Dans les espaces coniques, soixante-dix-neuf pour cent des épisodes ne comportaient aucune couleur perceptible.
Les témoins décrivaient un vide noir, un ciel nocturne ou une lumière sans teinte.
À l’inverse, les arcs ouverts présentaient quatre-vingt-sept pour cent de représentations aux teintes vives.
Ces teintes étaient souvent associées au lavande ou au rose.
Les horizons plats oscillaient entre cinquante-neuf et soixante-cinq pour cent de couleurs.
Les sphères lumineuses baignaient dans le blanc ou le doré.
Les chercheurs estiment que la prédominance du noir et blanc dans les tunnels rappelle la vision nocturne ou tubulaire observée lors de syncopes.
L’œil perd alors sa sensibilité chromatique.
De même, les sphères lumineuses évoquent l’effet Ganzfeld, un phénomène de saturation du champ visuel.
L’examen des dessins a également permis de retracer une séquence.
Cette séquence comporte une sortie de corps dissociative.
Elle comprend ensuite la traversée d’un espace non physique constituant le cœur de l’épisode.
Elle s’achève par une phase associative de retour progressif.
Les auteurs de l’étude demeurent prudents et signalent que ces parallèles visuels n’établissent aucun lien causal précis quant à l’activité cérébrale.
Plusieurs biais méthodologiques ont été soulevés.
Certains souvenirs remontaient à quinze ans ou davantage, ce qui a pu influencer la reconstruction mentale.
De surcroît, l’absence de sessions enregistrées laisse ouverte la question d’une influence possible sur les réponses des sujets.
L’utilisation de pictogrammes prédéfinis pose la même question.
L’absence de groupe témoin ne permet pas d’affirmer que ces quatre géométries sont exclusives à ce phénomène.