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Technologie et science

Le syndrome de l’imposteur toucherait un Belge sur trois au travail, selon une étude

Le syndrome de l'imposteur touche un Belge sur trois au travail, selon une étude.

Le syndrome de l'imposteur toucherait un Belge sur trois au travail, selon une étude

Le syndrome de l’imposteur touche un Belge sur trois au travail, selon une étude.

D’après une étude menée par la docteure en psychologie Hermina Van Coillie, les jeunes générations affichent une vulnérabilité accrue face à ce phénomène en entreprise, comme le rapporte La Libre. Les personnes concernées redoutent d’être démasquées et sous-estiment constamment leur propre valeur professionnelle.

L’experte en motivation détaille ce mécanisme psychologique récurrent : Elles ont peur d’être ‘découvertes’ comme quelqu’un qui n’est pas vraiment à la hauteur. Elles pensent que les autres surestiment leurs capacités. Et elles attribuent leur réussite à la chance, au travail acharné ou au hasard, plutôt qu’à leurs propres compétences.

Malgré ce sentiment persistant, la grande majorité des salariés concernés possèdent pourtant de solides repères sur leur valeur réelle. L’analyse révèle en effet que 82 % de ceux qui doutent se sentent pourtant compétents dans l’exercice de leur fonction, ils savent qu’ils font du bon travail, mais ils continuent malgré tout à douter, relève Dhnet.

Le syndrome de l'imposteur toucherait un Belge sur trois au travail, selon une étude
Photo : Dhnet

Ce décalage s’explique en partie par le parcours des plus jeunes, qui manquent encore d’un historique suffisant de réussites concrètes pour asseoir leur assurance.

L’exigence excessive que s’imposent les travailleurs amplifie ce climat d’insécurité psychologique. D’après les données recueillies par l’autrice de l’ouvrage Motiver sans contrôler, dans notre étude, 66 % des employés s’imposent une pression constante pour travailler dur, et près de la moitié disent que la peur de la critique des collègues ou des managers les pousse à travailler.

Ce stress chronique s’autoalimente, créant une dynamique délétère où l’angoisse renforce les doutes initiaux.

Contrairement aux idées reçues associant ce profil psychologique principalement aux femmes, l’enquête indique que 37 % des hommes doutent de leurs capacités, contre 29 % des femmes. Parallèlement, l’intégration rapide de l’intelligence artificielle dans les bureaux bouscule les repères.

Parmi les utilisateurs de ces technologies, 28 % se sentent dévalorisés, un chiffre qui grimpe à 38 % au sein de la génération Z, l’IA absorbant les tâches de base qui permettaient autrefois d’engranger de l’assurance pas à pas.

Pour enrayer cette spirale, la fondatrice du centre d’expertise Flourish insiste sur la responsabilité des employeurs et de l’encadrement. Un environnement de travail fondé sur la comparaison permanente ou la focalisation unique sur les erreurs ne fait qu’amplifier le malaise.

À l’inverse, des retours précis et constructifs permettent de valider les acquis des équipes. La chercheuse rappelle ainsi que cela peut devenir un cercle vicieux qu’il convient de briser en normalisant le droit à l’erreur et au tâtonnement au sommet de la hiérarchie.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.