Publié le 7 octobre 2025 à 14 h 30. Des manifestations pro-palestiniennes et des contre-manifestations ont éclaté dans le centre-ville de Montréal, entraînant la fermeture du campus du centre-ville de l’Université Concordia en raison de craintes de perturbations liées au deuxième anniversaire des attaques du 7 octobre 2023.
- L’Université Concordia a annulé tous les cours et activités en personne sur son campus du centre-ville en raison de menaces de perturbations.
- Des manifestants pro-palestiniens et des contre-manifestants se sont rassemblés près de Concordia, entraînant une présence policière accrue.
- Le premier ministre François Legault a appelé à la paix et à la libération des otages.
La tension était palpable dans le centre-ville de Montréal ce mardi, alors que des rassemblements commémorant le deuxième anniversaire des attaques du 7 octobre 2023 en Israël coïncidaient avec des manifestations de soutien à la Palestine. L’Université Concordia a pris la décision exceptionnelle de fermer son campus du centre-ville, citant des « protestations potentiellement obstructives » et des incidents récents impliquant des perturbations de cours et d’examens.
Selon l’université, deux personnes ont été arrêtées lundi après avoir perturbé un cours et un examen. L’une d’elles était en possession d’une barre métallique et de plusieurs dispositifs incendiaires. Cette situation a conduit la direction de Concordia à estimer que la menace de perturbation était trop importante pour maintenir les activités normales.
À midi, une centaine de manifestants pro-palestiniens s’étaient rassemblés devant le bâtiment de la salle de Concordia sur le boulevard De Maisonneuve, scandant des slogans tels que « Arrêtez les bombardements maintenant » et « Palestine libre ». Ils ont été confrontés à un groupe plus petit de contre-manifestants, agitant des drapeaux israéliens et québécois. Un camion équipé d’un écran diffusait des images des attaques du Hamas du 7 octobre.
La police de Montréal a averti qu’elle s’attendait à des perturbations de la circulation à divers endroits de la ville et a déployé des équipes pour assurer la sécurité de tous. La police a publié un message sur les réseaux sociaux appelant à la prudence.
L’étudiante de McGill, Sarah Noor, a expliqué qu’elle participait à la manifestation pour protester contre ce qu’elle qualifie de « génocide en cours à Gaza ». Elle a également souligné que de nombreux manifestants portaient des masques pour protéger leur identité, craignant des conséquences pour leur participation.
Noah Venturelli, un étudiant de McGill et membre du Parti communiste révolutionnaire, a déclaré vouloir mobiliser les syndicats étudiants et les travailleurs pour « fermer le campus et les lieux de travail en soutien à la Palestine ».
Le premier ministre François Legault a publié un message sur les réseaux sociaux pour commémorer les événements du 7 octobre 2023 et appeler à la libération des otages. Son tweet exprime ses pensées pour les communautés juives au Québec et ailleurs.
Plusieurs associations étudiantes de McGill et de Concordia, ainsi que d’autres cégeps et universités de Montréal, ont voté en faveur de manifestations et de pressions sur leurs institutions pour qu’elles désinvestissent des entreprises liées à Israël.
D’autres événements sont prévus dans la journée, notamment une manifestation à la place Victoria à 16 h 30, organisée par le collectif Disst for Palestine (D4P) et la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), et un rassemblement à la Place des Arts à 19 h.
L’Université McGill a également renforcé ses mesures de sécurité, exigeant une pièce d’identité valide pour accéder à ses bâtiments. Des images montrent des policiers vérifiant les pièces d’identité des étudiants à l’entrée des campus.
