26 septembre 2025 03:09
HSBC exerce une pression sur Hang Seng Bank, dans laquelle elle détient une participation partielle, pour qu’elle provisionne plus de 3 milliards de dollars de créances immobilières douteuses. Cet événement rappelle l’ampleur de la crise immobilière en Chine, qui affecte désormais l’ensemble du système financier. Avec une augmentation de 85 % des prêts improductifs liés aux biens commerciaux, même les institutions financières les plus établies de la ville sont confrontées à la gravité du ralentissement.
Le message est clair : ce qui semblait être une simple contraction de liquidité évolue vers un problème structurel pour le secteur financier chinois. La situation ne se limite pas à Hong Kong. Le secteur immobilier du continent est en difficulté depuis des années, avec des promoteurs comme Evergrande et Country Garden déclenchant une série de défauts de paiement qui ont laissé les banques et les investisseurs détenir des milliards de dettes douteuses. Le FMI estime que près de 30 % des prêts bancaires en cours en Chine sont exposés au secteur immobilier, un chiffre alarmant qui ne laisse pas de place à la complaisance. Les actions de HSBC montrent que les prêteurs internationaux exposés à la Chine ne sont plus disposés à attendre que la tempête passe et cherchent activement à réduire les risques.
Le « ralentissement de la Chine » ne se limite plus aux promoteurs immobiliers ou aux frontières du pays. Les capitaux qui affluaient autrefois en toute confiance vers les marchés mondiaux de l’immobilier commercial devraient se contracter, les prêteurs privilégiant la consolidation de leurs bilans. La crise de la dette chinoise redessine la carte du financement immobilier mondial. Lorsqu’un pays de la taille de la Chine rencontre des difficultés dans le secteur immobilier, les conséquences peuvent se répercuter sur l’ensemble du système bancaire mondial.
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