Un jeune homme de 21 ans a été arrêté en Floride pour avoir prétendument chassé et tué treize caïmans, des images de ses actes ayant été diffusées sur Snapchat. L’affaire a provoqué une vive indignation dans l’État américain, où ces reptiles sont protégés par une législation stricte.
Jacob Latreille, 21 ans, originaire de Mims, a été interpellé dans le comté de Brevard. Il a déjà eu des démêlés avec la justice, selon les autorités.
L’enquête, menée par la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission (FWC – Commission de conservation de la pêche et de la faune de Floride), a débuté après la diffusion de vidéos par Luke Michael Landry, 25 ans, un ami de Latreille. Ces enregistrements montrent les suspects chassant les caïmans depuis un bateau et posant avec les animaux morts. On y voit également Latreille manœuvrant le bateau la nuit, repérant les reptiles et donnant des instructions pour leur capture.
Selon l’enquête, sept caïmans ont été tués le 19 avril, et six autres entre le 24 avril et le 11 mai, portant le nombre total de victimes à treize. De nombreux reptiles auraient été capturés à mains nues avant d’être tués. Les corps ont ensuite été transportés à bord du bateau et exposés sur de la glace.
Des mandats d’arrêt ont également été émis contre Landry, Robert Gage Martin et Wyatt Scott Lowe, tous résidents de Titusville.
La FWC a fermement condamné ces actes : « La FWC prend ce type de violations très au sérieux. La capture et la manipulation illégale de la faune sont des infractions graves qui représentent un risque pour les animaux et la sécurité publique », a déclaré l’organisation dans un communiqué.
La Floride abrite environ 1,25 million de caïmans américains, ce qui représente plus de 20 % de la population nationale estimée à cinq millions, selon l’organisation Defenders of Wildlife.
Latreille risque jusqu’à 65 ans de prison pour la chasse illégale de ces treize caïmans dans la rivière San Juan. La législation de l’État considère la capture ou la possession de ces reptiles sans permis comme un crime de troisième degré, passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison par animal.
L’affaire a suscité l’indignation des défenseurs de l’environnement, qui demandent des sanctions sévères pour les responsables de ce massacre.
Pour aller plus loin
