Publié le 29 septembre 2025 à 05h06. La paralysie du sommeil, un phénomène troublant mais généralement bénin, est souvent accompagnée d’hallucinations et d’une sensation d’impuissance. Un expert explique comment gérer ces épisodes et quand il est temps de consulter un professionnel.
- La paralysie du sommeil est souvent moins effrayante lorsque l’on sait qu’elle est temporaire.
- Les hallucinations varient considérablement d’une personne à l’autre et sont liées à la transition entre les phases de sommeil.
- Il est important de distinguer la paralysie du sommeil occasionnelle d’une condition plus sérieuse nécessitant une intervention médicale.
Pour certains, tenter de bouger les orteils ou les doigts peut apporter un sentiment de contrôle pendant un épisode de paralysie du sommeil. Bien que cette technique ne fonctionne pas toujours immédiatement, elle peut aider à réduire l’anxiété. Cependant, selon Gorter de Vries, la clé réside souvent dans la patience.
« J’entends souvent que cela devient plus facile si les gens l’ont vécu plus souvent, car ils savent alors à quoi s’attendre et qu’il s’agit d’un phénomène passager. Ils attendent calmement et essaient de se concentrer sur leur respiration : par le nez, puis par la bouche. Je pense que cela peut aider, mais en même temps, c’est différent pour tout le monde. En général, cela dure une minute, parfois moins, voire quelques secondes seulement. »
Gorter de Vries, expert du sommeil
L’expérience de la paralysie du sommeil peut être marquée par des hallucinations effrayantes. Un individu témoigne avoir été confronté à des entités oppressantes et à des figures spectrales, une expérience qu’il trouve désormais moins perturbante avec le temps, en partie grâce à la connaissance de la nature transitoire de ces épisodes.
Gorter de Vries souligne que les hallucinations varient considérablement d’une personne à l’autre. Il explique que ces phénomènes sont liés aux changements entre les différentes phases du sommeil.
« Nous savons que cela s’accompagne souvent de la sensation qu’il y a quelque chose dans la pièce, comme une ombre ou un son. Je pense que cela a à voir avec le passage entre les étapes du sommeil. On est éveillé, mais on est aussi encore dans le sommeil paradoxal, ce qui provoque des sensations que l’on ne ressent normalement que dans un rêve. »
Gorter de Vries, expert du sommeil
La perception de la paralysie du sommeil est influencée par le contexte culturel. Si certaines cultures l’interprètent comme un phénomène paranormal, aux Pays-Bas, on tend davantage à privilégier une explication scientifique. L’histoire et les croyances locales façonnent ainsi la manière dont ce trouble est perçu et vécu.
La plupart des personnes ne ressentent pas le besoin de demander de l’aide pour la paralysie du sommeil, car elle disparaît généralement d’elle-même. Cependant, Gorter de Vries observe que les patients qui en souffrent fréquemment ou soudainement peuvent bénéficier d’un soutien.
« Les personnes qui en font l’expérience pour la première fois sont généralement faciles à rassurer en expliquant l’origine du phénomène, et on constate que cela s’atténue lorsque leur vie devient plus calme. »
Gorter de Vries, expert du sommeil
L’approche privilégiée consiste à rassurer les patients et à leur donner des conseils pour améliorer leur sommeil. Dans les cas où la peur de la paralysie du sommeil devient paralysante, une thérapie cognitivo-comportementale peut être envisagée, mais cela reste rare.
Gorter de Vries précise que les patients qui consultent pour la paralysie du sommeil souffrent souvent d’autres troubles du sommeil, tels que la narcolepsie. Il est donc important d’être attentif à d’autres symptômes, comme une somnolence excessive pendant la journée.
« Si, par exemple, vous vous sentez également très somnolent pendant la journée et que vous avez du mal à rester éveillé pendant de longues périodes ou lors de réunions, ce sont des signes qui peuvent évoquer la narcolepsie. Dans ce cas, il est important de consulter un médecin. »
Gorter de Vries, expert du sommeil
Il est conseillé de consulter un professionnel si la paralysie du sommeil provoque une anxiété importante ou si elle se produit fréquemment. Une discussion avec un médecin peut permettre d’orienter le patient vers une prise en charge adaptée.
Cet article fait partie du dossier « Sommeil » de Linda.
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