Publié le 29 septembre 2025 à 07h28. Une nouvelle étude confirme l’importance cruciale de l’activité physique pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Des exercices réguliers pourraient ralentir la progression de cette maladie neurodégénérative en constante augmentation.
- Environ 400 000 personnes en Allemagne sont touchées par la maladie de Parkinson, un chiffre qui pourrait augmenter de 50 % d’ici 2040.
- Une étude récente démontre que l’activité physique régulière est associée à un ralentissement de l’amincissement des structures cérébrales chez les patients atteints de Parkinson.
- Les chercheurs soulignent que tout type d’exercice, de la marche intensive au tai-chi, peut avoir un impact positif.
La maladie de Parkinson, une affection neurodégénérative touchant le système nerveux central, se manifeste par des tremblements, une rigidité musculaire, des mouvements ralentis et des troubles de l’équilibre. De nombreux patients souffrent également de problèmes de mémoire, de troubles de l’attention, de troubles du sommeil ou de dépression. Bien qu’il n’existe pas de traitement curatif à ce jour, des médicaments peuvent atténuer les symptômes en corrigeant la carence en dopamine.
Une étude menée par l’Université de Séville en Espagne, et publiée dans la revue Neurology, apporte de nouvelles perspectives encourageantes. Les chercheurs ont analysé les données du projet de recherche international « Parkinson’s Progression Markers Initiative » et ont constaté que l’activité physique régulière est associée à un ralentissement de la progression de la maladie. Ils ont notamment observé un amincissement plus lent des structures corticales dans les régions temporopariétales du cerveau, ainsi qu’une perte de volume plus lente de l’hippocampe et de l’amygdale, suggérant une meilleure préservation des fonctions cognitives.
Selon les résultats de l’étude, l’activité physique régulière pourrait avoir un impact positif sur les régions du cerveau impliquées dans les fonctions cognitives centrales chez les patients atteints de Parkinson. Une méta-étude allemande de 2023, évaluant 156 études impliquant environ 8 000 participants, a également confirmé que l’exercice et le sport peuvent améliorer la qualité de vie et la motricité des patients. Le type d’activité physique semble moins important que la régularité de la pratique.
La Société allemande pour les troubles de Parkinson et de mouvement (DPG) e. V. souligne sur son site web l’importance de la thérapie par le mouvement dans la prise en charge de la maladie de Parkinson. Le professeur Claudia Trenkwalder, chef du réseau de compétences de Parkinson et des troubles du mouvement, a déclaré : « Jusqu’à présent, l’exercice et le sport sont les seules stratégies qui se sont avérées capables d’atténuer la progression de cette maladie neurodégénérative. »
Des recommandations spécifiques en matière d’entraînement pour les patients atteints de Parkinson sont actuellement en cours d’élaboration. La DPG conseille toutefois de pratiquer une activité physique intensive au moins trois à quatre fois par semaine. Une revue danoise publiée en 2024 a également mis en évidence l’efficacité des séances d’entraînement très intensives pour améliorer les symptômes moteurs. Il est également important de noter que les personnes qui pratiquent une activité physique régulière présentent un risque plus faible de développer la maladie de Parkinson.
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