Publié le 29 septembre 2025 à 03h35. Un collectif de pirates informatiques, Deface Pérou, a divulgué des informations personnelles de policiers déployés lors des manifestations à Lima, tout en revendiquant le piratage du journal officiel El Peruano, dans un contexte de tensions sociales croissantes.
- Le collectif Deface Pérou affirme avoir mis en ligne plus de 3 000 photos et documents d’identité de policiers affectés aux opérations de sécurité liées aux manifestations de la “Génération Z”.
- Le groupe a également revendiqué le piratage du site web du journal El Peruano, remplaçant son contenu par un message politique.
- Ces actions interviennent après des affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre, qui ont fait au moins 18 blessés.
La divulgation de ces données sensibles, diffusée via le canal Telegram du groupe, comprend des visages et des numéros d’identification des agents de police. Cette action s’accompagne d’un message provocateur : « Rien n’est caché lorsque les gens observent. » La publication est liée à un incident survenu samedi au centre de Lima, où un manifestant âgé a été blessé au visage par un policier, un événement largement diffusé sur les réseaux sociaux.
Parallèlement, Deface Pérou a revendiqué le piratage du site officiel du journal El Peruano, un portail crucial pour la publication des lois de l’État. Le site a été temporairement mis hors service et remplacé par un message dénonçant l’injustice et avertissant les autorités : « Chaque mort sans justice est un compte rendu en attente que l’histoire ne pardonnera pas. »
Ces cyberattaques s’inscrivent dans une série d’actions menées par Deface Pérou contre des institutions péruviennes, notamment la Direction de l’intelligence de la Police Nationale (DIRIN), où des informations internes relatives aux opérations de sécurité ont été divulguées.
Le centre de Lima est à nouveau le théâtre de manifestations massives, avec des milliers de personnes participant à une nouvelle journée de mobilisation de la “Génération Z”. Les protestataires, rejoints par des transporteurs, expriment leur rejet de la politique du président Dina Boluarte et du Congrès, et réclament des mesures de sécurité face à la recrudescence des extorsions. Les forces de l’ordre ont répondu en utilisant des gaz lacrymogènes et des tirs de projectiles, tandis qu’un agent a été blessé par une bombe Molotov.
Malgré les blocages policiers et la répression dénoncée, les manifestants ont réoccupé les principales artères du centre historique, brandissant des drapeaux, des banderoles et scandant des slogans appelant à des changements politiques immédiats. L’atmosphère reste tendue, avec des affrontements sporadiques entre les forces de l’ordre et les manifestants, qui dénoncent l’usage excessif de la force. Ces mobilisations font suite à deux week-ends consécutifs de protestations déclenchées par une réforme controversée des retraites, qui a dégénéré en un mouvement plus large de contestation.
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