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Un nouveau test peut détecter le risque de maladie du foie grave

Publié le 29 septembre 2024 12:16:00. Une simple analyse sanguine pourrait permettre de prédire avec précision le risque de développer une maladie hépatique grave dans les dix prochaines années, ouvrant la voie à un dépistage précoce et à…

Un nouveau test peut détecter le risque de maladie du foie grave

Publié le 29 septembre 2024 12:16:00. Une simple analyse sanguine pourrait permettre de prédire avec précision le risque de développer une maladie hépatique grave dans les dix prochaines années, ouvrant la voie à un dépistage précoce et à une meilleure prise en charge des patients.

  • Un nouveau modèle, baptisé CORE, identifie les personnes à risque avec une fiabilité de 88 %.
  • La méthode s’appuie sur des tests sanguins courants et des données démographiques simples (âge, sexe).
  • Des essais concluants ont été menés en Suède, en Finlande et au Royaume-Uni.

Des chercheurs de l’Institut Karolinska ont mis au point un outil de prédiction du risque de maladies hépatiques graves, telles que la cirrhose et le cancer du foie. Cette avancée est particulièrement importante, car le diagnostic tardif de ces affections est souvent synonyme de pronostic défavorable.

Le modèle CORE (pour COmmon Risk Estimation) utilise des statistiques avancées pour évaluer le risque individuel sur une période de dix ans. Il prend en compte l’âge, le sexe, ainsi que les taux de trois enzymes hépatiques couramment mesurées lors des bilans de santé : l’AST (aspartate aminotransférase), l’ALT (alanine aminotransférase) et la GGT (gamma-glutamyltransférase).

L’étude, basée sur les données de près de 480 000 personnes ayant passé des examens de santé à Stockholm entre 1985 et 1996, a révélé qu’environ 1,5 % d’entre elles ont développé une maladie hépatique grave nécessitant une transplantation ou un diagnostic de cirrhose ou de cancer du foie. Le modèle CORE a démontré une précision de 88 % dans l’identification des personnes à risque, surpassant ainsi la méthode FIB-4 actuellement utilisée.

« Notre méthode peut prédire le risque de tomber malade dans les dix ans et est basée sur trois tests sanguins simples qui sont déjà effectués régulièrement »,

Rickard Strandberg, chercheur au Département de médecine de l’Institut Karolinska

Selon Hannes Hagström, chercheur à l’Institut Karolinska, le modèle CORE comble un manque important dans les soins de santé primaires. « Il manquait des outils efficaces en soins primaires pour détecter précocement le risque de développer une maladie hépatique grave. FIB-4 n’est pas adapté à la population générale et est moins performant pour prédire le risque futur », explique-t-il.

Un calculateur en ligne basé sur le modèle CORE est déjà disponible pour les professionnels de santé, facilitant ainsi son utilisation en pratique clinique. L’objectif est de permettre un dépistage précoce des maladies hépatiques en première intention, d’autant plus que des traitements médicamenteux efficaces, et bientôt disponibles en Suède, existent pour les personnes à haut risque.

Les chercheurs ont également testé le modèle CORE sur des populations finlandaises et britanniques, avec des résultats encourageants. Ils soulignent toutefois la nécessité de poursuivre les tests, en particulier auprès des groupes à risque tels que les personnes atteintes de diabète de type 2 ou d’obésité. Ils envisagent également d’intégrer le modèle CORE aux dossiers médicaux électroniques pour simplifier son utilisation quotidienne.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter l’article scientifique publié dans le BMJ.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.