Publié le 29 septembre 2025 11:42:00. L’affaire Garlasco, marquée par la condamnation puis l’acquittement d’Andrea Semplio, est de nouveau au centre d’une enquête pour corruption, révélant des accusations de versements à un ancien procureur et des tensions vives entre magistrats.
- Des sommes importantes, estimées entre 30 000 et 40 000 euros, auraient été versées à l’ancien procureur de Pavie, Mario Venditti, pour influencer l’affaire Semplio.
- L’avocate de Semplio, Massimo Lovati, a défendu avec véhémence l’absence de corruption, tout en reconnaissant des dépenses liées aux frais juridiques.
- Des divergences profondes sont apparues entre le parquet de Brescia, qui mène l’enquête, et celui de Pavie, accusé d’avoir divulgué des informations confidentielles.
L’affaire Garlasco, qui avait déjà suscité une forte émotion en Italie, est relancée par des allégations de corruption. Lors de l’émission “Dimanche dans” animée par Mara Venier, les tensions étaient palpables alors que les protagonistes de cette affaire complexe se sont exprimés. Au cœur des accusations, des versements présumés à Mario Venditti, procureur à Pavie au moment des faits, afin d’obtenir un traitement favorable pour Andrea Semplio.
L’avocate de Semplio, Massimo Lovati, était présente en liaison vidéo depuis Vigevano. Elle a d’abord nié catégoriquement que l’argent était destiné à sa personne, avant de nuancer ses propos en évoquant des frais juridiques et d’autres dépenses.
«Ce n’est pas vrai que l’argent était pour moi», puis elle a dit: «Ce n’est pas vrai, ils n’étaient pas pour moi», puis elle a dit «une partie qu’ils étaient pour les avocats, pour les frais juridiques, une partie pour les autres».
Massimo Lovati, avocate d’Andrea Semplio
L’avocat de l’ancien procureur Venditti a également pris la parole, tandis que l’avocat Tommaso Cerno, représentant les intérêts de Francesco Stasi (acquitté puis condamné en appel), et la journaliste Rita Cavallaro, ainsi que la criminologue Roberta Bruzzone, étaient présents en studio. La situation a rapidement dégénéré, avec des accusations croisées et des interruptions fréquentes.
Lovati a dénoncé une concurrence “évidente” entre les parquets de Brescia et de Pavie, accusant le parquet de Brescia d’avoir orchestré une “campagne de boue” contre le procureur Venditti, qu’elle considère comme l’un des meilleurs magistrats qu’elle ait rencontrés. Elle a également critiqué les perquisitions à son domicile, qu’elle a qualifiées de “gifle” et de “manque de respect” envers sa fonction de défenseure.
«Le procureur de la République de Brescia, qui à mon avis est en concurrence évidente avec celle de la Pavie, avec une évasion sensationnelle des nouvelles, a une opinion publique boueuse De ce magistrat qui, à mon avis, est l’un des meilleurs jamais rencontrés.
Massimo Lovati, avocate d’Andrea Semplio
Interrogée sur l’origine des 30 à 40 000 euros en espèces, Lovati a répondu de manière évasive, soulignant la nécessité de comprendre “pourquoi” ces fonds ont été versés avant de se prononcer sur leur destination.
«Avant de traiter avec les autres, les autres devraient être compris pourquoi».
Massimo Lovati, avocate d’Andrea Semplio
La journaliste Rita Cavallaro a apporté un éclairage supplémentaire, révélant qu’une enquête sur des pratiques douteuses au sein du parquet de Pavie était en cours depuis des mois. Elle a évoqué un “système de pava”, c’est-à-dire des enquêtes “propres” destinées à masquer des irrégularités. Selon elle, le procureur Napoléon, arrivé à Pavie, avait soulevé des questions sur la gestion de l’affaire par Mario Venditti. Elle a également souligné que des documents compromettants, mentionnant des versements à Venditti, avaient été transmis au parquet de Brescia, qui avait déjà ouvert une enquête.
Les échanges se sont poursuivis dans un climat de tension, avec des accusations de manipulation et des tentatives de déstabilisation. Lovati a réaffirmé que les frais juridiques liés à une affaire de meurtre volontaire pouvaient justifier des dépenses importantes, tandis que Cerno a soutenu cette thèse. Cependant, l’avocate a été interrompue à plusieurs reprises, ce qui l’a conduite à exprimer son agacement et à menacer de se taire.
«puis-je finir sans être interrompu? Sinon, je ne dis plus rien».
Massimo Lovati, avocate d’Andrea Semplio
L’affaire continue de susciter l’attention et soulève des questions sur l’intégrité du système judiciaire italien. L’enquête menée par le parquet de Brescia pourrait révéler de nouveaux éléments et permettre de faire la lumière sur les circonstances de cette affaire complexe.
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