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La NASA prépare l’option nucléaire pour empêcher le mois des astéroïdes – astéroïde

Publié le 29 septembre 2025 à 13h48. Un astéroïde de plus de 90 mètres de diamètre, surnommé le « tueur de villes », suscite l'inquiétude des scientifiques, non pas tant par le risque de collision avec la Terre…

La NASA prépare l’option nucléaire pour empêcher le mois des astéroïdes – astéroïde

Publié le 29 septembre 2025 à 13h48. Un astéroïde de plus de 90 mètres de diamètre, surnommé le « tueur de villes », suscite l’inquiétude des scientifiques, non pas tant par le risque de collision avec la Terre – estimé à 0,00081 % – que par la probabilité significativement plus élevée d’impact avec la Lune, ce qui pourrait menacer les missions spatiales et les satellites.

  • L’astéroïde 2024 YR4, découvert en décembre 2024, présente un risque de collision avec la Lune de plus de 4 %.
  • La NASA et d’autres experts envisagent une mission de déviation nucléaire, impliquant l’envoi de deux dispositifs de 100 kilotonnes (soit 5 à 8 fois la puissance de la bombe d’Hiroshima).
  • La méthode de déviation cinétique, utilisée avec succès par la NASA en 2022, est jugée trop lente pour YR4 en raison du temps limité avant la date potentielle de collision.

La découverte de l’astéroïde 2024 YR4, en décembre dernier, a mis en alerte la communauté scientifique. Bien que la probabilité qu’il s’écrase sur Terre soit extrêmement faible, à environ 0,00081 %, le risque qu’il percute la Lune est bien plus élevé, atteignant plus de 4 %. Cette possibilité est prise très au sérieux, car une collision lunaire pourrait générer un nuage de débris spatiaux dangereux pour les satellites, les vaisseaux spatiaux et notamment la mission Artemis, qui vise à renvoyer des humains sur la Lune.

Surnommé « tueur de villes » en raison de son diamètre de plus de 90 mètres et de l’énergie qu’il libérerait en cas d’impact, l’astéroïde 2024 YR4 représente une menace potentielle. Face à ce scénario, une équipe de scientifiques, incluant des experts de la NASA, penche actuellement sur une solution radicale : une mission de déviation nucléaire. Le plan consisterait à envoyer deux dispositifs nucléaires de 100 kilotonnes (environ 5 à 8 fois la puissance de la bombe atomique larguée sur Hiroshima et Nagasaki en 1945) pour exploser à proximité de l’astéroïde, dans le but de modifier sa trajectoire. Un second dispositif serait conservé en réserve, prêt à être utilisé si le premier s’avérait insuffisant, ou détruit en toute sécurité dans l’espace s’il n’était pas nécessaire.

Une autre option, la déviation cinétique, a été envisagée. Cette méthode, testée avec succès par la NASA en 2022 lors de la mission DART (Double Asteroid Redirection Test), consiste à modifier la trajectoire d’un astéroïde en le percutant avec un vaisseau spatial. Cependant, pour l’astéroïde YR4, cette approche est jugée irréaliste. Elle nécessiterait dans un premier temps une mission de reconnaissance pour déterminer avec précision la taille et la masse de l’astéroïde, une mission qui ne pourrait être lancée qu’en 2028, laissant un délai trop court pour intervenir avant la date potentielle de collision.

Les scientifiques estiment qu’il faudrait entre 5 et 7 ans pour préparer une mission nucléaire, avec une fenêtre de lancement idéale entre 2029 et fin 2031. Cette option est donc considérée comme plus réaliste que la déviation cinétique. Bien que la probabilité d’un impact de YR4 sur la Lune reste faible, cette situation souligne l’importance de développer des stratégies de défense planétaire. L’étude de l’utilisation de l’énergie nucléaire pour dévier les astéroïdes pourrait servir de modèle pour faire face à de futures menaces potentielles. Même s’il n’y a pas lieu de paniquer, la menace de YR4 rappelle que l’humanité doit se préparer à l’éventualité d’un impact d’un astéroïde sur Terre.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.