L’augmentation des arrêts maladie en Haute-Autriche suscite des inquiétudes et un débat sur la nécessité de contrôles plus stricts. Alors que le nombre de jours d’absence pour maladie par employé a augmenté, les syndicats et la sécurité sociale se disputent sur l’ampleur réelle du phénomène.
Selon Leonhard Zauner, responsable de la politique sociale et juridique de la Chambre de commerce de Haute-Autriche, on observe une nette augmentation des arrêts maladie. « Nous constatons en moyenne trois jours de malades de plus par employé qu’il y a quatre ou cinq ans. C’est une augmentation significative », a-t-il déclaré.
Cependant, Andreas Stangl, chef de la Chambre du Travail, conteste ces chiffres. « Je ne suis pas du tout d’accord. Si l’on examine les statistiques de manière factuelle, on constate que les jours de maladie ont diminué. Compte tenu de l’augmentation du nombre de personnes exerçant des professions exposées à de nouveaux virus, il n’y a pas lieu de parler d’une explosion des arrêts maladie », a-t-il affirmé.
La décision d’accorder un arrêt maladie relève d’un jugement médical, rappelle Albert Maringer, président du bureau d’État en Haute-Autriche du Fonds d’assurance maladie autrichien (ÖGK). « Le congé de maladie est déterminé entre le médecin et le patient. Il s’agit d’une décision médicale, et non d’une décision personnelle. Si la durée de l’arrêt maladie est jugée trop longue ou trop courte, c’est le médecin qui en décide », a-t-il précisé.
La question des contrôles se pose néanmoins. La Chambre de commerce s’interroge sur l’efficacité du service de visite en santé de l’ÖGK. « Que se passe-t-il si le service de soins de santé ne se rend pas au domicile du patient, alors que le médecin traitant a jugé une visite nécessaire ? Quelles sont les conséquences pour l’assuré ? C’est un point que nous souhaitons aborder de manière constructive et orientée vers des solutions. Actuellement, cet outil semble malheureusement inefficace dans certains cas », a souligné Leonhard Zauner.
Les représentants des employés reconnaissent qu’il existe des abus potentiels. « Il y aura toujours des personnes qui chercheront à profiter du système, et elles sont facilement identifiables. Je suis favorable à une vérification des cas suspects, mais je pense qu’il est injuste de soupçonner l’ensemble des employés », ont-ils déclaré. Le débat sur la frontière entre véritable maladie et simulation d’arrêt maladie est donc loin d’être clos.