Les marchés financiers affichent des signaux contradictoires, oscillant entre une recherche de sécurité et une persistance de l’appétit pour le risque, ce qui pourrait indiquer une correction imminente sans pour autant annoncer une récession profonde.
Au cours de la semaine écoulée, les principaux indices boursiers ont connu un repli généralisé, avec des baisses comprises entre 1,5 % et 3,5 %. L’indice S&P 500, bien que toujours en territoire positif sur l’année (-1,25 %), évolue désormais sous sa moyenne mobile de 200 jours, signe d’une phase de distribution. Si le S&P 500 et le Dow Jones maintiennent une dynamique haussière, leur élan s’essouffle visiblement. Tous les indices sont désormais en phase d’avertissement ou de distribution.
À l’exception du Nasdaq, qui affiche une répartition équilibrée entre phases d’accumulation et de distribution, les autres indices clés penchent davantage vers une phase de distribution. Dix des quatorze secteurs suivis ont progressé cette semaine, notamment le commerce de détail et les transports, ce qui pourrait refléter une rotation vers des valeurs considérées comme plus sûres dans un contexte d’incertitude économique.
L’oscillateur de McClellan est passé en territoire négatif, confirmant la pression vendeuse. Le ratio de nouveaux hauts par rapport aux nouveaux bas est également faible, témoignant d’un marché en perte de vitesse. L’indicateur de risque a signalé un risque complet.
La volatilité a connu une forte hausse, signe d’une phase de correction potentielle. Par ailleurs, la valeur commence à surpasser la croissance, et l’indice de croissance est passé en phase d’avertissement.
Dans le secteur technologique, les semi-conducteurs restent relativement résistants, mais les banques régionales et les valeurs du commerce de détail ont subi des pressions importantes, rejoignant le secteur des transports dans une phase de faiblesse. Malgré la surperformance relative des semi-conducteurs, l’ensemble du secteur technologique émet des signaux de risque et entre en phase de distribution.
Les taux d’intérêt ont augmenté sur l’ensemble de la courbe des rendements, un comportement typique en période d’aversion au risque. L’obligation d’État américaine à long terme (TLT) a surperformé les obligations à haut rendement, ce qui suggère une préférence pour la sécurité. Le TLT rencontre une résistance significative à sa moyenne mobile de 200 jours, mais le niveau de 90 $ constitue désormais un support important.
L’analyse du ratio entre les obligations à long terme et les obligations à haut rendement révèle un signal de risque. Les investisseurs ont tendance à privilégier les obligations à haut rendement lorsque les marchés sont en hausse, mais l’évolution actuelle suggère que les traders obligataires continuent de prendre des risques. Cette situation pourrait indiquer que la correction actuelle n’est qu’une phase temporaire et que les actions des sept grandes entreprises technologiques (MAG7) ne reflètent pas une réelle crainte de défaut de crédit ou de récession.
Cependant, si les obligations à haut rendement (HYG) commençaient à baisser, cette théorie devrait être réévaluée. En 2020, lors du début de la pandémie de Covid-19, les obligations à haut rendement avaient fortement chuté. À ce stade, il est crucial de prendre le scénario de risque au sérieux et de faire preuve de prudence dans le choix des investissements.
Niveaux clés à surveiller :
- S&P 500 (SPY) : support à 590, résistance à 599
- Russell 2000 (IWM) : bas à 2025, clôture de mardi à 213,49
- Dow Jones (DIA) : support à 432
- Nasdaq (QQQ) : support à 510, résistance étroite à 520
- Banques régionales (KRE) : support dans la zone 60
- Semi-conducteurs (SMH) : support à 237, nécessité de dépasser 241
- Transport (IYT) : support entre 69 et 70
- Biotechnologie (IBB) : résistance à 140
- Commerce de détail (XRT) : support majeur à 74, nécessité de dépasser 77
- Ishares 20+ obligations de trésorerie (TLT) : support à 90
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