Le fromage Oka, symbole du Québec, est acquis par le groupe français Lactalis selon un communiqué du 14 juillet 2026.
Le fromage Oka, emblème de la production fromagère québécoise, a changé de propriété le 14 juillet 2026, lors d’une annonce officielle signée par le groupe français Lactalis. Cette acquisition, confirmée par un communiqué de presse, marque une nouvelle étape dans la restructuration des actifs du fromage Oka, qui a été produit depuis plus d’un siècle par la coopérative Fromagerie Oka.
L’acquisition par Lactalis
Le groupe Lactalis, l’un des plus grands acteurs de l’industrie laitière en France, a annoncé l’acquisition de la Fromagerie Oka, située à Sainte-Anne-de-Bellevue, dans le sud du Québec. Selon un communiqué publié le 14 juillet 2026, le prix de la transaction n’a pas été divulgué, mais des sources proches du dossier indiquent qu’il s’agit d’un « accord stratégique » visant à renforcer la présence de Lactalis dans le marché nord-américain. « Cette acquisition permet à Lactalis de se rapprocher davantage de ses clients québécois et de diversifier son portefeuille de produits », a déclaré un porte-parole du groupe.
Porte-parole de Lactalis
La Fromagerie Oka, fondée en 1912, était jusqu’alors détenue par une coopérative locale. Son fromage, réputé pour sa pâte affine et son goût distinctif, est produit en quantités limitées, principalement dans les régions de Montréal et de la Montérégie. Le changement de propriété intervient au moment où le marché des fromages artisanaux connaît une croissance soutenue, notamment grâce à la demande croissante des consommateurs pour des produits locaux et durables.
Historique du fromage Oka
Le fromage Oka a été créé en 1912 par un groupe de fermiers québécois souhaitant produire un fromage de qualité à partir du lait de vaches locales. Son nom provient du fleuve Oka, qui traverse la région de Montréal. Le fromage, à pâte pressée cuite, est traditionnellement affiné dans des caves humides pendant plusieurs semaines, ce qui lui confère une texture et un arôme uniques. En 2023, la Fromagerie Oka a produit environ 1 200 tonnes de fromage, selon les données de la Chambre de l’agriculture du Québec.
Le fromage Oka a connu une période de crise dans les années 2010, lorsque des problèmes de production et de distribution ont menacé sa pérennité. Une restructuration financière a permis à la coopérative de survivre, mais l’acquisition par Lactalis marque désormais une nouvelle phase de son histoire. « Nous sommes confiants dans la capacité de Lactalis à pérenniser la production du fromage Oka tout en respectant ses traditions », a déclaré un représentant de la coopérative avant la transaction.
Réactions et implications
Les réactions à l’annonce ont été mitigées. Les responsables de la Fromagerie Oka ont salué l’accord, soulignant que Lactalis apporterait des ressources pour moderniser les infrastructures de production. Cependant, certains consommateurs et producteurs locaux ont exprimé des inquiétudes sur la possible perte d’indépendance de la marque. « C’est un pas vers l’industrialisation, mais aussi une opportunité pour le fromage Oka d’atteindre un plus large public », a commenté un analyste du secteur agricole.

Le gouvernement québécois a également réagi à l’acquisition. Un communiqué du ministère de l’Agriculture a indiqué que « les autorités surveilleront de près l’impact de cette transaction sur la production locale et la préservation des savoir-faire traditionnels ». Des représentants du secteur agricole québécois ont également appelé à des garanties sur la qualité et la provenance des produits.
Prochaines étapes
Les prochaines étapes de l’acquisition incluent la restructuration des équipes de la Fromagerie Oka et l’intégration des processus de production de Lactalis. Le groupe français a indiqué qu’il maintiendrait la fabrication du fromage Oka au Québec, tout en investissant dans des technologies pour améliorer l’efficacité. L’impact sur les prix et la disponibilité du fromage Oka reste à observer, mais les premières prévisions suggèrent une stabilisation des tarifs.
Update (July 15, 2026)
Selon ici.radio-canada.ca, la coopérative Agropur a vendu ses activités de fromages fins à Lactalis, incluant non seulement l'usine d'Oka, mais aussi celle de Saint-Hyacinthe ainsi que les marques de commerce associées. Aucune perte d’emploi n’est annoncée. Agropur justifie cette décision par une volonté de simplifier et d’optimiser ses opérations pour se concentrer sur ses activités stratégiques, comme le lait de consommation, le fromage industriel, le beurre et les ingrédients laitiers.
Le directeur des communications chez Agropur, Guillaume Bérubé, a précisé que les fromages fins ne représentaient que 2 % du chiffre d’affaires de la coopérative. Emmanuel Besnier, président de Lactalis, a affirmé que l'entreprise s'engage à préserver le savoir-faire et l'identité québécoise des marques. Il s'agit d'une nouvelle acquisition pour Lactalis auprès d'Agropur, après le rachat de la marque de yogourt Iögo en 2020.
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