Publié le 30 septembre 2025 à 17h49. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réaffirmé son opposition à la création d’un État palestinien, tout en suggérant que les troupes israéliennes pourraient rester déployées à Gaza, même dans le cadre d’un éventuel accord de paix inspiré de l’initiative de l’administration Trump.
- Benjamin Netanyahou insiste sur le maintien d’une présence militaire israélienne à Gaza.
- Ses déclarations semblent diverger de certains aspects de l’initiative de paix proposée par l’ancien président américain Donald Trump.
- Le Premier ministre réaffirme son refus catégorique de reconnaître un État palestinien.
Dans une déclaration vidéo diffusée mardi, Benjamin Netanyahou a souligné que l’objectif principal restait la libération de tous les otages détenus par le Hamas. Il a ajouté que les forces israéliennes conserveraient une présence significative dans la majeure partie de la bande de Gaza, même si un accord de paix était conclu. The Times of Israel a rapporté ces propos.
« Nous sauverons tous les otages en toute sécurité et resterons dans la majeure partie du district de Gaza », a affirmé le Premier ministre, selon les informations relayées par le média.
Netanyahou a également mis en avant la pression internationale croissante sur le Hamas, notamment de la part du monde arabe et islamique. Il a affirmé qu’Israël était prêt à accepter les conditions qu’il avait négociées avec l’ancien président américain Donald Trump, à condition que les troupes israéliennes restent déployées à Gaza pendant la libération des otages.
Cependant, ces déclarations ont suscité des interrogations quant à leur conformité avec les détails de l’initiative de paix de Trump, tels que publiés par la Maison Blanche. Selon cette initiative, le retrait des troupes israéliennes de Gaza était prévu, avec leur remplacement par une Force internationale de stabilisation (FIS) composée de soldats américains, arabes et d’autres partenaires internationaux.
Le Premier ministre Netanyahou a également été direct sur la question de l’établissement d’un État palestinien. Interrogé à ce sujet, il a répondu sans équivoque : « Jamais. Il n’y a rien de tel dans l’accord. » Il a ajouté : « Une chose est claire : nous nous opposerons fermement à l’établissement d’un État palestinien. » Il a rappelé que Donald Trump avait lui-même souligné qu’un tel État constituerait « une énorme récompense pour le terrorisme ».
The Times of Israel a souligné que ces remarques semblent contredire certains aspects de l’initiative de paix de Trump, qui prévoyait, après une réorganisation de Gaza et des réformes du gouvernement palestinien, la possibilité d’une autodétermination et de la création d’un État palestinien. L’interprétation de ce point précis est sujette à débat. Le New York Times a estimé que les déclarations de Netanyahou étaient une tentative de manipulation, soulignant que les États-Unis restent opposés à la création d’un État palestinien.
Dans un communiqué, le Premier ministre Netanyahou a salué les 20 articles de l’accord proposé par Donald Trump, le qualifiant de « visite historique » qui avait permis d’isoler le Hamas. Cependant, le ministre israélien des Finances, Betzalel Smotrich, a critiqué l’initiative, la qualifiant de « fiasco diplomatique complet » et d’« acte d’ignorance de toutes les leçons du 7 octobre ». Il a exprimé son inquiétude quant à la pérennité de cet accord, prédisant que « nos enfants devront à nouveau se battre ».
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